L’arbre à chats ou la genèse d’un album jeunesse

L'arbre à chats

Il arrive bientôt, L’arbre à chats ! Sortie officielle le 23 avril et début des pré-commandes sur ma boutique en ligne dimanche 16 (avec une surprise en cadeau pour toute pré-commande, qu’elle ait lieu en salon ou sur mon site) !
Il est vraiment temps pour moi de vous en dévoiler un peu plus.

Cet album est né d’une rencontre fortuite, mais le hasard n’existe pas, n’est-ce pas ?

J’ai donc découvert l’artiste-peintre Isaa par une belle journée de novembre et suis tombée en amour avec son œuvre. Tout naturellement, l’envie de travailler avec elle a commencé à poindre…
C’est donc en hommage à ses peintures que j’ai écrit le scénario de L’arbre à chats.

À la fois poétique et onirique, ce texte a pour vocation de s’effacer sous les touches de pinceau d’Isaa, afin de laisser se déployer les couleurs de l’artiste. Les peintures réalisées à l’acrylique offrent une multitude de détails à commenter avec les enfants, alliant humour et sensibilité. Quant au thème, il invite tout un chacun à accepter avec bienveillance ses multiples parts intérieures…

Pour finir, je vous offre une illustration inédite. Vous pourrez y découvrir un peu plus la « patte » d’Isaa ainsi que sa magnifique approche des limites, souvent visibles dans l’album.

Le chat qui dort

Le chat qui dort

Informations techniques :
— livre imprimé de 25 pages (imprimé par Spektar) ;
— 21x21cm ;
— couverture souple ;
— prix de vente : 9€.

Pour en découvrir plus à propos de mes choix d’écriture pour la jeunesse, c’est par ici :
Pourquoi des textes courts ?
Des prénoms ou pas de prénoms ?
Pourquoi une écriture cursive ?

La place de l’enfant

Aujourd’hui, j’ai entendu cette phrase :

« En même temps, une fessée est parfois utile, pour que l’enfant sache rester à sa place. »

Je suis restée un peu bête, comme sidérée. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on m’assène ce genre de poncif.

Les violences éducatives ordinaires me rendent triste – parfois même, je ressens de la colère – qu’il s’agisse des violences physiques (fessées, claques, tapes sur les mains…) ou psychologiques (humiliations, chantages affectifs, amour conditionnel, punitions…).
En France, ce sont deux enfants qui meurent chaque jour de maltraitance ; combien d’autres perdent confiance en eux, en l’avenir ?

Alors cette question me semble plus que nécessaire à poser : quelle est la place de l’enfant ?
Est-elle sous les ordres des adultes tout puissants ?
Ces enfants, on les voudrait sages, obéissants, autonomes, polis, courtois, silencieux, travailleurs, etc. Mais est-ce bien réaliste ? On ne demande pas à un vélo de voler !

Et s’il existait une autre relation possible, en dehors de toute hiérarchie ? Et si la place de l’enfant était de vivre en tant qu’humain parmi les humains ? Mais un humain dans toute sa singularité, un humain que l’on sait en construction, fragile, dépendant…
Et si, plutôt que d’entrer en conflit, de tenter d’influencer et d’orienter nos enfants, nous apprenions à les soutenir pour qu’ils deviennent eux-mêmes ? Il est encore temps !

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