Jouer avec les mots

Il y a quelque temps, j’avais écrit un article au sujet des polices d’écriture pour les albums jeunesse : pourquoi du cursif ? (N’hésitez pas à cliquer pour connaître mon opinion à ce sujet.)

Aujourd’hui, pour faire suite à la jolie chronique d’Agathe (elle est à découvrir par ici : Les lectures d’Agathe), je vais vous expliquer pourquoi Isaa et moi avons choisi d’intégrer le texte directement dans les peintures. Il a d’ailleurs été peint par Isaa dans/sur les originaux de ses acryliques (vous pourrez d’ailleurs en découvrir sur certains salons, vous verrez comme ils sont beaux !).

Dans mon travail d’orthophoniste, je me retrouve très souvent face à des personnes en grande difficulté au niveau de leur fonctionnement de pensée. Leur pensée est en effet terriblement rigide avec un manque flagrant de souplesse. Je me suis d’ailleurs beaucoup formée sur les rééducations de ces pathologies, car c’est un sujet qui me passionne !
Le texte et les illustrations poétiques de L’arbre à chats sont au contraire une invitation à la mobilité de pensée. Isaa a parfaitement suivi le scénario proposé : le texte joue avec les décors et les personnages tout en proposant l’écriture en cursive qui m’est si chère.
Pourquoi est-il particulièrement adapté aux enfants de 3 à 6 ans ? Parce qu’outre le contenu étudié pour cette tranche d’âge, cela permet aux jeunes enfants de constater que l’écrit n’est pas une structure figée, c’est au contraire un outil très malléable. L’enfant pourra donc — accompagné de l’adulte — s’amuser à chercher le texte ainsi que tous les petits détails écrits cachés par Isaa dans ses illustrations !
Un album jeunesse n’est pas là que pour apprendre du « concret », mais aussi pour apporter une ouverture d’esprit, un moment de rêve, une évasion…

Sur ce, je vous laisse découvrir un original scanné de cet étrange arbre à chats !

Le cha câlin

Pourquoi tu ne vends pas en salon ?

Cher ami auteur.trice, après t’avoir prévenu.e des pires moments de solitude en dédicace, je t’offre aujourd’hui le top 5 des excuses sur le pourquoi ton dernier salon a été un monumental bide !

1. Première raison absolument évidente : il faisait trop beau !

Forcément, avec ce magnifique soleil resplendissant, les visiteurs n’ont pas hésité : entre s’enfermer dans une salle et crapahuter en forêt ou lézarder sur le sable, le choix était vite fait !

2. Deuxième raison : tu étais mal placé.e.

Ben oui, tu étais dans le fond à droite. Tout le monde sait que c’est la pire place ! Et puis juste à côté de toi, l’auteur jouait les marchands de tapis, alors il faisait fuir tout le monde. En plus, la grande vedette du salon était juste à côté et les gens s’agglutinaient devant ton stand pour obtenir sa précieuse signature, donc personne ne te voyait plus…

3. Troisième raison : c’était un samedi*

Les salons du livre le samedi, ça marche moins bien que le dimanche, c’est de notoriété publique. Les gens préfèrent aller au marché !

4. Quatrième raison : c’est une année électorale

J’entends ça depuis janvier…
Il paraîtrait que les années électorales sont impitoyables pour les pauvres auteurs que nous sommes. Le potentiel acheteur préfèrerait « attendre de voir » avant de dépenser ses sous.
J’imagine qu’après l’élection, il préfèrera « attendre de voir » ce que fera le nouveau président.
Et ensuite… bref, il aura bien une raison pour garder ses euros année après année !

5. Dernière raison du top 5 : variante du point 1.

Il faisait vraiment trop moche. Avec cet orage et ce vent à décorner les bœufs, les visiteurs sont simplement restés au coin du feu, et on les comprend !

Et voilà ! Maintenant, tu sais.
Sans vouloir te décourager, ce ne sont que les 5 plus fréquentes raisons, mais tu en trouveras bien d’autres pour chaque salon…
Pour te rebooster après cette lecture terrifiante (si, si, au moins ça !), va donc participer à mon super concours pour gagner une place au Salon Fantastique de Paris (il fera beau ou super moche, je serai placée dans un coin entre une vedette et un marchand de tapis, ce sera toujours une année électorale… Bref, j’aurai besoin de toi pour venir me remonter le moral !).

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*Fonctionne avec le dimanche pour les dédicaces en magasin.

 

Gagnez des places pour le Salon Fantastique de Paris

Aujourd’hui et jusqu’à lundi 24 avril inclus, avec mon partenaire Le Parchemin des Limbes, je vous propose de gagner des places pour le Salon Fantastique de Paris (dimanche 7 mai, porte de la Villette).

Pour participer à ce concours, il suffit de remplir le questionnaire joint ci-dessous. Les gagnants seront tirés au sort (via le site dcode) parmi les bonnes réponses.

Bonne chance à tous !

Le salon fantastique 2017

PS : si le formulaire n’apparaît pas dans cet article, cliquez ici : Formulaire à remplir.

Indice…

L’arbre à chats ou la genèse d’un album jeunesse

L'arbre à chats

Il arrive bientôt, L’arbre à chats ! Sortie officielle le 23 avril et début des pré-commandes sur ma boutique en ligne dimanche 16 (avec une surprise en cadeau pour toute pré-commande, qu’elle ait lieu en salon ou sur mon site) !
Il est vraiment temps pour moi de vous en dévoiler un peu plus.

Cet album est né d’une rencontre fortuite, mais le hasard n’existe pas, n’est-ce pas ?

J’ai donc découvert l’artiste-peintre Isaa par une belle journée de novembre et suis tombée en amour avec son œuvre. Tout naturellement, l’envie de travailler avec elle a commencé à poindre…
C’est donc en hommage à ses peintures que j’ai écrit le scénario de L’arbre à chats.

À la fois poétique et onirique, ce texte a pour vocation de s’effacer sous les touches de pinceau d’Isaa, afin de laisser se déployer les couleurs de l’artiste. Les peintures réalisées à l’acrylique offrent une multitude de détails à commenter avec les enfants, alliant humour et sensibilité. Quant au thème, il invite tout un chacun à accepter avec bienveillance ses multiples parts intérieures…

Pour finir, je vous offre une illustration inédite. Vous pourrez y découvrir un peu plus la « patte » d’Isaa ainsi que sa magnifique approche des limites, souvent visibles dans l’album.

Le chat qui dort

Le chat qui dort

Informations techniques :
— livre imprimé de 25 pages ;
— format 21×21 sur mon site (imprimé par Spektar) et 21,5×21,5 sur Amazon (imprimé via CreateSpace) ;
— couverture souple ;
— prix de vente : 9€.

Pour en découvrir plus à propos de mes choix d’écriture pour la jeunesse, c’est par ici :
Pourquoi des textes courts ?
Des prénoms ou pas de prénoms ?
Pourquoi une écriture cursive ?

Mes moments de solitude en dédicace : le top 5 !

Aujourd’hui, je vous parle de mes pires moments de solitude lors d’une dédicace…

  1. Lorsque tu comprends mal le prénom de la personne.

L’environnement est sonore, très sonore même. Il faut dire que le salon se déroule sous un chapiteau en bord de mer. Entre le bruit des mouettes, celui du parquet qui craque, la bâche qui vole au vent et les trente autres auteurs en dédicace… Ça manque de silence et ça devient difficile d’échanger avec les visiteurs.
— Je mets la dédicace à quel nom ?
— C’est pour [insérer ici une suite de sons plus ou moins identifiables] !
— [Insérer ici un prénom fort original et sympathique] ! Ce n’est pas fréquent !
Scritch, sritch, scortch, srcotch. (bruit de la plume de l’auteur.trice sur le papier)
— Et voilà ! Bonne lecture à votre ami.e.
— Merci, [nom très sympa mais pas du tout celui écrit ci-dessus] va être ravi.e, j’en suis sûr.e !
Voilà, voilà…

  1. Lorsque tu orthographies mal de prénom de la personne.

Ça, c’est un truc qu’on apprend assez vite après quelques dédicaces : toujours demander confirmation de l’écriture du prénom. Même « Élodie » peut s’orthographier « Élody » ou « Hélodie », tout est possible, je vous assure !

  1. Lorsque tu fais une monstrueuse faute d’orthographe.

Tu viens d’expliquer que tu travaillais avec des illustrateurs, des bêtas-lecteurs, une correctrice professionnelle… « Eh oui, l’orthographe, c’est très important pour moi ! » Puis tu t’attèles à ta dédicace et là, horreur, la personne ne cesse de te parler et de te poser des questions. Dur, dur de se concentrer. Tu essaies d’éluder, tente un « oui-oui », relève malgré tout la tête et là, c’est le drame ! Une monstrueuse fôte s’est glissée entre la mine de ton crayon et le papier de ton livre. Misère !

  1. Lorsque tu te lances dans une super phrase… puis que tu ne sais pas comment la finir.

Tu l’avais, la SU-PER dédicace pile poil pour ce.tte lecteur.trice en particulier. Ta plume court sur le papier entre ton nom imprimé et le titre de ton ouvrage quand soudain… Rien, le blanc, le néant. Impossible de retrouver la fin de ta phrase génialissisme entr’aperçue un peu plus tôt.. Pif, paf, pouf, tu parviens à terminer avec un truc à moitié bancal, mais c’est limite la honte, il faut bien l’avouer…

  1. Lorsque la personne n’a finalement pas de sous…

Ça y est, la dédicace est écrite à l’encre indélébile sur ton livre. De ta plus belle écriture, tu as même calligraphié : « Pour Lily-Rose-Mathilde » et la fameuse Lily-Rose-Mathilde a beau vider tout son sac à main sur ta table, pas la moindre trace de CB, ni chéquier, ni liquide… C’est ballot, hein !

 

Voilà pour mon top 5 !
Et vous, quels ont été vos pires moments de dédicace ?

 

Nicolas le bébé koala [livre jeunesse] concours

Et si vous tentiez de gagner un exemplaire dédicacé de « Nicolas, le bébé koala » ?
Ça se passe chez Korrig’Anne !

Korrig'Anne

Bonjour les amis,

Comme vous avez pu le suivre sur les réseaux sociaux ces derniers temps, j’ai récemment eu le plaisir d’illustrer le nouveau livre jeunesse de Jeanne Sélène. Un livre pour les petits, sur le thème du portage, évidemment le projet m’a aussitôt emballée !

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Le texte court et doux est plein de bienveillance et à mon tour j’ai fait de mon mieux pour faire des dessins doux et plein d’amour.

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Dès sa sortie le livre auto-édité a déjà remporté son petit succès et je suis très fière d’voir fait partie de ce projet.

Aujourd’hui c’est avec un grand plaisir que je vous propose de gagner un exemplaire dédicacé de ce livre, à lire à vos petits bébés portés.

Pour participer je vous invite à poster un commentaire sous ce billet, ou sous ma publication Facebook ainsi que partager l’un ou l’autre.

Le concours prendra fin le jeudi…

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Des prénoms ou pas de prénom ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les prénoms de mes personnages principaux forment une rime dans le titre. Ce petit détail me plaisait d’autant plus que le jeune Éthan existe dans la « vraie vie ». C’est un petit garçon tout aussi blond et végane que dans le livre ! Le reste est bien sûr inventé, mais ce jeu autour des sons m’amuse beaucoup, je ne dois pas être orthophoniste pour rien…

Vous avez peut-être vu aussi que les personnages secondaires n’ont pas de prénom. Pourquoi donc ? C’est tout simple, cela permet une plus grande identification de la part des lecteurs.
J’ai d’ailleurs eu confirmation de cet aspect ce matin puisqu’une maman m’a confié que son fils appelait la grande sœur de Nicolas « Anna », comme sa sœur à lui.
Quel bonheur pour moi de découvrir ce retour !

Et chez vous, ça se passe comment ? Quelles sont les réactions de vos enfants vis-à-vis de ces prénoms ou de cette absence de prénom ?

Album jeunesse tendresse et bienveillance

À lire aussi : pourquoi des textes si courts ?

Café littéraire au Ti’Boussa

Aujourd’hui, je suis particulièrement heureuse de vous annoncer ma première participation au Café Littéraire du Ti’Boussa.

Le Ti’Boussa, c’est un excellent café solidaire. J’y vais habituellement pour donner des conférences sur le thème du développement de l’humain (voir les ateliers du lama). Cette fois-ci, j’ai été invitée par l’une des bénévoles, Nathalie, pour participer à un café littéraire.
Je vous y présenterai l’ensemble de mes ouvrages sous trois grands chapitres :
le choix de la littérature de l’imaginaire pour parler de notre monde (sexisme, éducation, émotions…) ;
la littérature contemporaine, une porte vers le développement personnel et la spiritualité ;
la littérature jeunesse, source de partage(s).

Je vous donne donc rendez-vous au Ti’Boussa jeudi 2 mars à partir de 20h30.
J’espère que vous serez nombreux à venir me rencontrer !

Des textes courts !

Vous l’avez peut-être remarqué, lorsqu’il s’agit d’albums jeunesse, mes textes sont très courts.
Alors certes, je suis aussi adepte des nouvelles, on pourrait penser que c’est juste parce que j’aime ce qui est synthétique (quoiqu’en voyant le pavé de Balade avec les Astres on puisse en douter…).
Vous vous doutez que si j’écris un article à ce sujet, c’est que c’est un peu plus que ça !

Les textes courts permettent de rendre mes albums accessibles même aux plus petits. Lire un livre avec son enfant, c’est possible dès la naissance ! (À ce sujet, il faut saluer l’excellente initiative de mes collègues avec l’action 1 bébé – 1 livre.)

Les textes courts permettent de partager un livre entier même quand la fenêtre attentionnelle est encore limitée.

Les textes courts permettent de lire plusieurs fois de suite un même livre à son enfant même lorsque le temps est compté ! Or, répéter une histoire identique à sa demande est capital pour le développement de votre enfant. (Vous le connaissez tous, avouez, ce dixième « encore ! » enthousiaste…)

Les textes courts permettent aux nouveaux lecteurs de se lancer sans se décourager. (Attention cependant, ce n’est pas parce qu’un enfant est lecteur qu’il n’a plus besoin qu’on lui lise des histoires, continuez à faire la lecture autant que votre enfant le réclame, ça n’entravera pas ses compétences, au contraire !)

Bref, je vois tellement d’avantages aux textes courts que vous n’avez pas fini d’en découvrir.
Bientôt, je vous présenterai L’arbre à chats et L’enlumineur des étoiles mais ça, ce sont deux autres histoires…

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Mon copain Éthan est végane

À lire aussi : Pourquoi le choix d’une écriture cursive ?

Balade avec les Astres – Jeanne Sélène

Tempestaires a lu « Balade avec les Astres », voici son avis !
Merci à elle pour cette belle chronique ainsi que pour la superbe illustration de mon héroïne.
En ce qui concerne le personnage de Liticien qu’elle évoque, il sera présent dans un prochain roman… mais je ne vous en dis pas plus !

Tempestaires

« Dans le monde imaginaire d’Astheval, découvrez le parcours de deux héroïnes : une mère et sa fille. Retenues captives dans un pays où les hommes ont tous pouvoirs sur les femmes, l’une va s’enfuir vers d’autres contrées en traversant la légendaire et dangereuse Forêt Maudite tandis que l’autre va se retrouver mêlée malgré elle à un complot royal. »

De prime abord, j’ai hésité à me lancer dans la lecture de ce roman, car la thématique des femmes réduites en esclavage par les hommes n’est pas un sujet très joyeux, et j’avais peur que le livre soit très sombre… Mais suite à la recommandation d’une amie, Zaha de Monde Fantasy, je me suis lancée et je ne le regrette pas !

Pour ceux qui auraient aussi peur que le roman tombe dans un féministe extrémiste, je vous rassure, ce n’est pas le cas. Ce qui est mis en avant est le besoin…

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