Le sablier des cendres et les violences éducatives #StopVEO

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Voilà un article que je voulais écrire depuis une éternité, mais que je négligeais… Et puis ce week-end, j’ai eu la chance d’assister à une projection du film « Même qu’on naît imbattables ! » de Marion Cuerq et Elsa Moley.

Même qu'on naît imbattables !
Ce documentaire nous emmène en Suède et nous parle principalement des droits des enfants à travers différents témoignages… Dans ce pays, les violences éducatives (même dites « ordinaires ») sont interdites depuis 1979 et l’impact sur la population est énorme. Au regard des connaissances actuelles en neurosciences, cette loi prend tout son sens pour permettre aux enfants de grandir dans de bonnes conditions en développant leurs capacités d’empathie, la possibilité de « faire avec » leurs émotions (je n’aime pas le terme de « gérer » qui implique, à mon sens, une notion de contrôle conscientisé), etc.
Alice Miller l’avait déjà compris dans les années 80 : les violences éducatives (dont celles dites « ordinaires ») sont le terreau de la violence des adultes et des sociétés. Aujourd’hui, les travaux plus récents en neurosciences confirment ses observations (pour une bonne revue de littérature vulgarisée, je vous invite à lire le livre de Catherine Gueguen : « Pour une enfance heureuse« ).
Voici l’une des phrases écrites par Alice Miller qui illustre tout à fait le propos de mon roman « Le sablier des cendres » :

« Malheureusement, on nie partout le fait que tous les monstres sont nés enfants innocents et deviennent bestiaux à cause de leur éducation brutale. Les terroristes qui décapitent leurs victimes, en Irak ou ailleurs, ne sont-ils pas des êtres humains, ne sont-ils pas, comme Hitler, devenus des êtres cruels et sans scrupules à la suite de leur enfance ? »

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Il est parfois difficile d’accepter ce constat, cela ne donne-t-il pas des excuses à nos « monstres » humains ? Mais une explication ou une constatation n’est jamais une excuse et si tous les enfants violentés ne deviennent pas des monstres, c’est bien parce que d’autres aspects rentrent en ligne de compte. Parmi les événements qui permettent à certaines personnes d’échapper au cercle vicieux de la violence, se trouve la présence des témoins secourables (Alice Miller) :

« Il est intéressant que dans les enfances de tous ces dictateurs, comme aussi dans ceux des criminels en série, on ne trouve pas de personnes que j’appelle « les témoins secourables ». Il s’agit de personnes que presque chacun de nous connaît, quelqu’un qui nous a aimé, qui nous a donné un peu de chaleur, un peu de confiance en nous. Grâce à la présence d’une telle personne (même très passagère), nous pouvions développer l’espoir de trouver l’amour dans notre vie. Mais si une telle personne ne partage jamais la vie de l’enfant en le réconfortant, celui-ci ne connaîtra que la violence. Il la glorifiera et la perpétuera. »

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Les zones de notre cerveau qui permettent l’empathie, la compassion, la compréhension des émotions, etc. vont principalement maturer sous l’effet d’une hormone incroyable : l’ocytocine. C’est pour simplifier une hormone qui sera sécrétée grâce à l’amour et au plaisir/bien-être (elle ne fait pas partie du système de récompense/punition en revanche, contrairement à la dopamine, qui aura plus un effet « addictif » qui satisfait sur le coup, mais pas à long terme).
Donc pour grandir correctement et faire en sorte que notre cerveau mette en place toutes ses connexions d’une manière optimale, le meilleur moyen, c’est de donner/partager de l’amour, de la sécurité, des bons moments… (le cerveau est en construction jusqu’aux environs de 24 ans, pour information !)
Au contraire, les hormones de stress, qui sont normalement présentes en situation de crise pour la survie et permettent soit l’attaque, la fuite ou la sidération (la dernière étant très efficace pour obtenir des enfants calmes, malheureusement…) telles que le cortisol, sont non seulement toxiques en grande quantité ou lorsqu’elles sont sécrétées à long terme (violences éducatives même dites ordinaires répétées dans le temps), mais empêchent en plus le jeu de l’ocytocine et donc la maturation du cerveau.
Ainsi, on comprendra mieux qu’un enfant puisse devenir à son tour un bourreau dénué d’empathie s’il subit et/ou est témoin de violences toute son enfance.

Nous ne voulons pas d’un monde peuplé de Greg Forbs (mon anti-héros dans « Le sablier des cendres« ), alors arrêtons de trouver des excuses pour perpétuer les violences éducatives ordinaires !
Je souhaite de tout cœur que la loi « anti-fessée » dont l’appellation est terriblement réductrice, puisqu’il s’agit d’une loi pour protéger les enfants de toute violence éducative (mais c’est ce que vous retrouverez dans la presse et sur les réseaux sociaux), passe enfin en France et que nous puissions proposer un autre modèle d’éducation aux générations à venir.
Donnons une seconde chance à l’humanité (française) !

#StopVEO

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PS : en Suède, 4 enfants meurent en moyenne chaque année sous les coups de leurs parents (réf). En France, les statistiques fiables sont très difficiles à trouver. Le chiffre de 700 enfants par an est souvent avancé (2 par jour), mais on n’en sait finalement rien. Toujours est-il que l’estimation la plus basse serait proche de 70 par an… (réf)
Quant aux violences envers les femmes (dont je parle beaucoup dans mon roman), on comptait en France 109 femmes tuées par leur (ex)conjoint en 2017 (réf) contre 20 en Suède (réf). C’est toujours trop, bien sûr, mais le lien de corrélation serait tout à fait cohérent entre violences éducatives et violences conjugales…

 

Le sablier des cendre la dystopie de l'année

 

 

 

Un personnage avec une surdité, mais pourquoi ?

Les aventures d'Oxygène

Mon roman jeunesse Les aventures d’Oxygène, illustré par Anto, sort demain en version numérique. À cette occasion, j’ai sollicité quelques blogueurs et blogueuses pour des services de presse. Parmi les retours obtenus, il y a eu la superbe chronique d’Abby (que vous pouvez retrouver dans son entièreté ici). On pouvait y lire ceci :

Hormis ces figures de poils et de plumes, nous avons également connaissance de la famille qui adopte Oxygène : une maman, un papa, et deux [trois] enfants dont l’un d’entre eux qui est sourd ! J’ai trouvé cela original, même si j’aurai aimé que cette caractéristique particulière soit je sais pas plus utile dans le récit. C’est intéressant de découvrir un personnage sourd, mais du coup pour quoi faire ? Voilà la question que je me suis posée durant ma lecture.

Vraiment, un grand merci à Abby d’avoir soulevé ce point, car je voulais justement en parler !
Effectivement, j’ai fait le choix d’intégrer parmi mes personnages un jeune adolescent sourd et cette caractéristique ne sert en rien à dérouler le fil de l’histoire. Mais alors, pourquoi ?
Les personnes atypiques et/ou porteuses de handicap(s) font partie de notre monde, ils  et elles sont tout aussi humains.es que les personnes dans la norme et/ou valides. Ne justifier leur place parmi l’humanité, même au sein de fictions, que par une utilisation de leurs particularités serait à mon sens terriblement validiste (Remarque : le validisme est une oppression vécue par les personnes vivant en situation de handicap physique ou mental.).
La surdité de Titouan est l’une des caractéristiques de sa personne. Sur ma fiche personnage, on peut lire qu’il a 14 ans, qu’il se définit comme un garçon, qu’il a une silhouette longiligne, un visage étroit encadré de cheveux châtains, qu’il a les yeux noisette, un nez fin et court, des lèvres fines, qu’il est sourd et n’aime pas oraliser, préférant utiliser la langue des signes française, qu’il est très à l’aise dans son corps, qu’il est droitier, etc.  La surdité fait partie de lui et n’a pas plus d’utilité dans mon récit que la couleur de ses cheveux ou de ses yeux. Cela pourrait (par exemple, dans un thriller où une psychopathe ne s’attaquerait qu’à des adolescents correspondant à cette description), mais il ne viendrait à l’esprit de personne que la couleur des cheveux doive obligatoirement jouer un rôle dans une histoire.
Comme souvent lorsque j’écris, surtout pour la jeunesse, quelques uns de mes choix sont fortement teintés de militantisme. En l’occurence, il se trouve que je ne suis ni une personne typique, ni totalement valide… Alors forcément, j’avais envie de travailler pour lutter contre le validisme. C’est dans cette optique que Titouan est né ! Il me semble que plus les personnes « hors norme » seront représentées dans les fictions juste parce qu’elles sont humaines et plus leurs différences seront acceptées.
Qu’en pensez-vous ?

COUV OXYGENE (5.5x8.5_Cream_140) - copieLes aventures d’Oxygène, à retrouver sur Amazon !

Un exemplaire du voyage d’Antinéa à gagner !

Le voyage d'Antinéa

Si vous avez mon album jeunesse Regards, vous avez sûrement remarqué que l’un des papillons était resté sans voix face à « son » œuvre…
Et oui, ce n’est pas pour rien !
Je vous propose, grâce à lui, de participer à un jeu-concours pour tenter de gagner un exemplaire papier de mon roman graphique pour jeunes lecteurs : Le voyage d’Antinéa !

Comment participer ? Rien de plus simple : il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous et de croiser les doigts ! Les phrases recevables seront toutes publiées sur ce site, mais un seul gagnant sera tiré au sort parmi elles.
Ce jeu-concours est ouvert à l’international.

Mon bilan de l’année 2017 et projets pour 2018

Bonne Année 2018 Jeanne Sélène

Et voilà, une année s’achève, une nouvelle commence… Le traditionnel bilan s’impose. Voyons d’abord si mes objectifs ont été atteints…

Le 2 janvier dernier, j’avais publié la liste suivante :

– participer à plus de salons ; Check

– participer à plus de séances de dédicaces en librairiesCheck

– sortir deux voire trois albums jeunesse (le prochain, en collaboration avec Korrig’Anne devrait sortir avant le printemps, il s’appellera Nicolas, le bébé koala !) ; CheckCheck

– terminer l’écriture de mon roman jeunesseLes aventures d’Oxygène ;  wrong

– terminer l’écriture de mon roman dystopique : Le sablier des cendres ; Check

– avancer sur mon roman de fantasyLes portes d’Astheval wrong
– réussir à payer quelques factures avec mon travail d’écriture ; Check

– améliorer mon organisation générale ! Checkwrong

Voyons voir d’un peu plus près…

Côté promotion :

J’ai en effet participé à davantage de salons et de dédicaces en librairies avec en tout 41 rendez-vous ! Soit entre 3 et 4 dates par mois. Je ne suis pas sûre de pouvoir améliorer, ni même maintenir un tel « score » en 2018 !

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Sur le Net, j’ai continué à promouvoir mes ouvrages sur Facebook, Twitter et sur ce site Internet. J’ai aussi ouvert un compte Instagram.

J’ai dû troquer mon vieux téléphone « solide » contre un smartphone pour pouvoir continuer à publier en déplacement et aussi pour utiliser mon boîtier de CB Sum Up (lien de parrainage).

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Adieu Solid !

J’ai aussi mené à bien deux projets sur Ulule ! L’un concerne un album jeunesse qui sortira en février prochain, et le second un album jeunesse sorti en novembre dernier.

Tout ceci commence à porter ses fruits, puisque j’ai (enfin) pu commencer à payer quelques factures avec mon travail d’autrice ! Youpi !

Côté publications :

J’ai publié 5 albums jeunesse !
Nicolas, le bébé koala — illustré par Korrig’Anne.
L’arbre à chats — illustré par Isaa.
Charlotte sans culotte — illustré par Korrig’Anne.
L’enlumineur des étoiles — illustré par Le Parchemin des Limbes.
Éthan et les animaux — illustré par Scarlet Mila.

Couverture Éthan et les animaux

J’ai aussi publié un roman pour adultes : la dystopie Le sablier des cendres pour laquelle j’ai de très bons retours jusqu’à présent, j’en suis vraiment ravie !

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Trois nouvelles ont également été publiées ! Deux dans L’Indé Panda : SOS et Le plus beau métier du monde et une dans l’anthologie Civilisations disparues aux Éditions Luciférines. Pour cette dernière, c’était la première fois que je travaillais sur commande. L’expérience était très enrichissante.

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Côté écriture :

J’ai beaucoup travaillé sur mes albums jeunesse. Cela ne paraît pas, il y a très peu de texte dans ces ouvrages… et pourtant, tout est millimétré d’un point de vue linguistique, rien n’est laissé au hasard.

J’ai énormément travaillé sur Le sablier des cendres, évidemment !

J’ai aussi terminé l’écriture d’un roman graphique à destination des 8-10 ans : Le voyage d’Antinéa. Un récit très onirique pour lequel j’ai centré l’écriture sur un vocabulaire riche, en jouant sur les synonymes et les illustrations pour permettre aux jeunes lecteurs de déduire les mots inconnus.

roman graphique pour jeunes lecteurs

2017 m’a permis d’écrire plusieurs nouvelles dont deux sortiront peut-être bientôt avec un collectif d’auteurs.trices indépendant.es.

Par contre, je n’ai que très peu avancé sur l’écriture de mon roman jeunesse Les aventures d’Oxygène et pas du tout sur mon roman de fantasy Les portes d’Astheval. De ce côté-ci, c’est une grande déception pour moi.

Mes projets pour 2018…

— publier Regards et Le voyage d’Antinéa en février ;
— publier l’album jeunesse Les tétées de Maïté en fin de printemps (illustrations d’Isaa) ;
— terminer l’écriture de mon roman jeunesse Les aventures d’Oxygène ;
— reprendre l’écriture de mon roman de fantasy Les portes d’Astheval ;
— écrire un scénario d’album jeunesse sur le thème de la naissance accompagnée à domicile et un second sur le thème de l’instruction en famille. Ce sont deux sujets qui me touchent personnellement et que j’ai envie d’aborder depuis longtemps déjà !
— continuer à promouvoir mes ouvrages en salons et librairies, dont au Livre Paris sous la bannière Indylicious (et essayer de maintenir mon « score » de 2017 serait déjà pas mal !) ;
— réussir à payer davantage de factures avec mon travail d’autrice ;
— continuer à améliorer mon organisation générale pour optimiser mon (maigre) temps !

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Rendez-vous l’année prochaine pour découvrir si mes projets aboutiront !
Et vous, quels sont vos projets pour 2018 ?

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Autoéditrice, mon top des avantages et des inconvénients ! (partie 2)

La semaine dernière, j’avais partagé avec vous mes plus beaux flops en matière d’autoédition.
Il y a quelque temps, j’avais aussi réuni mes plus grands moments de solitude en dédicace ainsi que les raisons (de bonne fois bien sûr) qui expliquent pourquoi tu ne vends pas en salon.
Il est temps maintenant de laisser place à un peu de positif !

Vous l’avez peut-être compris, l’autoédition est pour moi un choix et à moins qu’un géant de l’édition ne me propose un contrat bien béton (riche cher éditeur, si tu passes par là…), je compte bien continuer dans cette voie aussi longtemps que j’aurai de l’inspiration ! Je ne suis pourtant pas masochiste pour un poil.
Mais alors, pourquoiiiiiii ce choix ?

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1. Tu assouvis ta curiosité boulimique

Si toi aussi tu aimes tout connaître (ou presque, personnellement j’avoue m’être assez peu penchée sur la vie sexuelle des reptiliens dans l’entre-deux guerres), l’autoédition est pour toi !
En devenant autoéditrice, j’ai découvert toute la face cachée des livres, et c’est vraiment passionnant ! Depuis les premiers mots imaginés jusqu’à la diffusion, je connais désormais toutes les étapes et je ne regarde plus les livres comme avant.
Et ce qui est chouette, c’est que je continue d’en apprendre chaque jour !

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2. Tu gères tout de A à Z

Eh oui, Dieu, c’est toi !

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Bon, ok, en vrai c’est plutôt ça…

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Voire ça…

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3. Tu choisis les personnes avec lesquelles tu travailles

Correcteurs.trices, graphistes, imprimeurs… Tu as une marge de manœuvre énorme !

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4. Tu as le dernier mot sur tout

Enfin, avant l’arrivée de tes lecteurs.trices quand même…

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5. Tu conserves tous tes droits

On sait jamais, des fois que Spielberg ou autre tombe par hasard sur une de tes œuvres et crie au génie…

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Nan, mais sinon, en vrai, pour les maniaques du contrôle comme moi, c’est bien…

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6. Ça ne t’empêche pas de bosser avec un éditeur

Tu peux tout à fait choisir de travailler de temps en temps avec un éditeur à compte d’éditeur pour certains projets. C’est mon cas pour certaines nouvelles.

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7. (résumé des points 2, 3, 4, 5 et 6) Bref, tu es libre !

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8. Tu as potentiellement une marge intéressante

Mais pense quand même qu’en plus de l’optionnel pack correction + couverture, tu devras prendre en compte les frais d’impression, les frais postaux et leur augmentation annuelle, les 30% pour les libraires, les déplacements pour les salons…

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9. Tu découvres une sacrée communauté

Certes, il existe plusieurs façons de voir l’autoédition et il est difficile sinon impossible de tous nous réunir sous une même bannière, mais le soutien reste prépondérant.
Alors MERCI les collègues !

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10 : Bonus. Tu peux participer aux appels à texte de L’Indé Panda

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Et vous, quelles sont vos motivations ?

[MAJ : les suggestions en commentaires]

Nathalie propose deux autres tops que je valide à 200% :

A. Tu publies plus vite que ton ombre

Contrairement à l’édition classique où les délais entre l’écriture d’un manuscrit et sa publication peuvent se compter en années, en autoédition, quelques semaines peuvent suffire à lancer un nouvel ouvrage !

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B. Tes livres ne seront pas mis au pilon

Pas de date de péremption pour nos ouvrages autoédités. Après tout, si nous mettons 20 ans pour écouler notre stock, qu’importe ? Et puis avec l’impression à la demande, non seulement le risque financier est minime, mais tu peux imprimer de toutes petites quantités à la juste mesure de tes ambitions !

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Autoéditrice, mon top des avantages et des inconvénients ! (partie 1)

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous un petit top humoristique sur mon expérience d’autoéditrice.
Vous êtes prêts ?
Un, deux, trois, partez !

Partie 1, les flops… (parce qu’il faut bien commencer par quelque chose !)

1. Vous n’êtes pas pris au sérieux par vos proches

— Oh super tu es auteur(e).trice maintenant ! Tu es éditée chez qui ?
— Chez moi !

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2. Vous n’êtes pas pris au sérieux par les libraires (enfin, la plupart)

Le 6 sept. 2017 à 7:53, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Mme, M.,
Auteur.trice, j’aimerais mettre en place une séance de dédicace au sein de votre librairie. Blablabla….
Bien à vous,
Autoédité.e.

Le 6 sept. 2017 à 14:23, librairie mes beaux livres <mesbeauxlivres@libraire.fr> a écrit :
Bonjour,
Ce serait un plaisir de vous accueillir.
Quelle est votre maison d’édition ?
Cordialement,
Libraire.

Le 6 sept. 2017 à 18:14, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Je travaille en autoédition, j’ai actuellement trois ouvrages à proposer.
Blablabla…

Le 6 nov. 2017 à 06:03, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Suite à notre échange du 6 septembre dernier, je me permets de vous contacter à nouveau au sujet de la séance de dédicace.
Blablabla.

<Silence radio>

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3. Vous n’êtes pas pris au sérieux par certains salons du livre

Le 3 jan. 2017 à 15:34, salon de pétaouchnoc <petaouchnoc@salondulivre.fr> a écrit :
Bonjour,
Merci de l’intérêt que vous portez à notre salon. Nous n’acceptons malheureusement pas les auteurs autoédités. N’hésitez pas à nous recontacter lorsque vous aurez une vraie publication à nous proposer.
Bien cordialement,
Team du SDL.

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4. Vous n’êtes pas pris au sérieux par certains illustrateurs et illustratrices

Le 2 fév. 2016 à 14:23, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Grande admiratrice de votre travail, j’aimerais beaucoup travailler avec vous pour mon prochain projet.
Blabla.
Quelles sont vos conditions ?
Cordialement,
Autoéditrice.

Le 3 fév. 2016 à 20:32, dessinatrice <dessinatrice@illustratrice.fr> a écrit :
Bonsoir,
Ce projet me semble vraiment très intéressant.
Avec quelle maison d’édition allez-vous travailler ?
Bien à vous,
Dessinatrice.

Le 4 fév. 2016 à 04:23, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Je suis ravie que mon projet vous plaise.
Je travaille par choix en autoédition.
Blabla.
À bientôt,
Autoéditrice.

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5. Vous n’êtes pas pris au sérieux par d’autres écrivains

Le 12 mars. 2017 à 17:41, société des nobles auteurs <noblesauteurs@onslapete.fr> a écrit :
Bonjour,
Nous avons bien reçu votre demande pour adhérer à notre association d’écrivains. Malheureusement, pour pouvoir entrer dans notre société, il faut avoir publié au moins deux ouvrages à compte d’éditeur.
Bien à vous,
Société des nobles auteurs.

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6. Vous n’êtes pas pris au sérieux par beaucoup de lecteurs

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En plein salon du livre, un lecteur entre côté cour et s’approche du stand de notre cher auteur autoédité.

AUTOÉDITEUR
Bonjour monsieur ! N’hésitez pas à approcher pour découvrir les résumés. Je suis aussi disponible pour répondre à vos questions.

LECTEUR
Il s’approche, intéressé, retourne un livre et prend connaissance du résumé avec une moue appréciative.
Ça a l’air bien ! C’est publié chez qui ?

AUTOÉDITEUR
Je travaille en autoédition.

LECTEUR
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7. Vous finissez par ne plus vous prendre au sérieux vous même !

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Et vous, quels sont vos flops concernant l’autoédition ?
N’hésitez pas à les noter en commentaire et rendez-vous la semaine prochaine pour mes tops. Eh oui, vous vous doutez bien que si je reste autoéditrice, c’est bien parce que les avantages l’emportent (largement) sur les inconvénients !

À suivre, mes tops !

 

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Des cartes pour Éthan…

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Mon nouvel album jeunesse, Éthan et les animaux, réalisé en collaboration avec l’artiste Scarlet Mila, sort très bientôt (avec un peu de retard sur le planning initial, mais c’est pour la bonne cause et ce sera avant Noël malgré tout alors vous pouvez foncer le pré-commander ici : pré-commander Éthan et les animaux).

Il y a peu, cet ouvrage a bénéficié d’une excellente critique de la part de Petites chroniques d’une passionnée et il était question dans cet avis d’une sombre histoire de carte. Je vous avais promis des explications, car le sujet me semble passionnant, eh bien les voici !

Lorsque j’ai construit la maquette du livre, j’ai choisi d’insérer une carte du monde vierge, et ce choix n’est pas anodin. Il est pour moi important de ne pas donner aux enfants toutes les informations en un seul coup d’œil, afin de laisser un petit « espace à penser ». C’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur, car cet espace de réflexion et d’évocation manque souvent. Vous avez peut-être déjà écouté mon émission au sujet de la télévision, j’y démonte notamment le dessin animé Dora qui n’offre jamais aucun espace de ce type (toutes mes émissions de radio sont à découvrir ici, du moins quand le bug SoundCloud sera entièrement levé !).
Dans l’idéal, l’enfant sera donc guidé par l’adulte qui partage avec lui sa lecture puis pourra peu à peu s’affranchir de l’adulte pour faire revenir seul en mémoire les informations partagées auparavant.

voyageons autour du monde avec les animaux

Sandrine m’a alors fait remarquer qu’elle côtoyait beaucoup d’enfants qui ne bénéficiaient d’aucun accompagnement par un adulte, et que ceux-ci seraient alors privés de la source première d’information. Et cet argument a fait mouche pour moi ! Je n’aime pas laisser des êtres sur le carreau…
Alors quoi, je devais sacrifier cet indispensable espace à penser ? Eh bien non, il existait une alternative : créer deux cartes du monde, sur deux pages séparées visuellement, afin que chacun y trouve son compte !

Finalement, rien n’est impossible, alors en avant !

Merci à Sandrine des Petites chroniques d’une passionnée pour cet échange si enrichissant.
J’espère que cet article vous aura intéressés.
N’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Jeanne.

Vous souhaitez soutenir ce projet d’album jeunesse ? Rendez-vous sur Ulule !

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L’album mystère dévoilé : Charlotte sans culotte

Charlotte sans culotte ni couche

Alors, alors ? À votre avis, de quoi va bien pouvoir parler cet album mystère avec un titre pareil : Charlotte sans culotte ?

Pas de culotte pour Charlotte, la petite sœur de Nicolas, le bébé koala…, mais pas de couche non plus !

Eh oui, vous le sentez venir l’album au sujet de l’hygiène naturelle infantile (HNI)*, aussi appelée élimination communication ?! Plusieurs personnes ont eu le nez fin en participant à mon concours et avaient deviné le sujet de ce nouvel album illustré par Korrig’Anne.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette pratique de parentage proximal, il s’agit tout simplement d’observer les demandes de son enfant. Dès la naissance, le bébé émet des signaux juste avant d’éliminer (selles et urine). Aux adultes de les repérer pour lui permettre plus de confort en éliminant au dehors de son « nid ». Cela permet de répondre à certains pleurs, mais aussi d’aider l’enfant à rester en contact avec ses ressentis corporels. Cette capacité s’estompe en effet si on ne répond pas aux signaux de l’enfant.
Cette pratique n’est pas un dressage à la continence, celle-ci n’arrivera que lorsque les sphincters de l’enfant seront mâtures. Cependant, un meilleur ressenti de son corps est une grande aide lors de cette étape importante !

Pourquoi ai-je souhaité écrire un scénario au sujet de cette étrange et méconnue HNI ? Eh bien tout simplement parce que je l’ai pratiquée (et la pratique encore) avec mon fils. L’une de mes sages-femmes m’avait d’ailleurs demandé de réaliser un petit film à ce sujet. Beaucoup de mamans enceintes ne parvenaient effectivement pas à la croire lorsqu’elle expliquait que certains pleurs du tout petit pouvaient être dus à une volonté de ne pas se faire pipi (ou caca) dessus !

Je vous fais donc entrer dans mon intimité en partageant avec vous cette courte vidéo démonstrative…

Voilà pour la démo !

Revenons-en à notre album ! Qu’allez-vous trouver dans Charlotte sans culotte ?
– de l’HNI, pour ceux qui pratiquent, ont pratiqué ou aimeraient…
– un soupçon très léger de français signé, si utile avec les tout-petits ;
– du portage, pour tous les fans de câlins avec « kit mains libres » ;
– un poil de tétée, parce que c’est trop bon ;
– de beaux moments de partage en famille, pour le plaisir de tous ;
– et bien sûr du pipi et des blagounettes à ce sujet, pour tous les enfants dans la merveilleuse phase du « pipi, caca » !

Les textes sont courts, à la fois simples et avec des petites particularités linguistiques spécifiques (bouh l’orthophoniste qui est en moi, sors de là !).
La graphie utilisée est cursive afin de permettre aux tout jeunes lecteurs de bénéficier notamment du « mouvement lié » (je vous invite à lire mon article au sujet des polices d’écriture pour les albums jeunesse, si ce n’est pas déjà fait !)
Ces particularités ainsi que les magnifiques illustrations colorées de Korrig’Anne en font un album adapté aux enfants dès 1 an et jusqu’à… 125 ans au moins ! 😉 Blague à part, ce livre ne satisfera pas de grands enfants lecteurs, c’est à destination des petits non lecteurs ou des enfants tout juste en début d’apprentissage du langage écrit, ne faites pas d’erreur de casting à ce sujet !

Voici un petit aperçu pêle-mêle de quelques illustrations !

Aperçu Charlotte sans culotte

Et une page au hasard… ou presque !

Et si on se lançait dans l'HNI !?

Pour commander l’album, c’est par ici !
9€ 7€50 jusqu’au 30 juillet 2017 pour toute pré-commande (frais de port inclus).

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*Si vous souhaitez en savoir plus au sujet de l’HNI, je vous conseille le livre « Sans couche, c’est la liberté ! » de Ingrid Bauer et si vous avez peur de vous lancer, mais que ça vous titille, je ne peux que vous conseiller de faire appel à Popotin, une super consultante en HNI vraiment très sympathique !

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