Autoéditrice, mon top des avantages et des inconvénients ! (partie 2)

La semaine dernière, j’avais partagé avec vous mes plus beaux flops en matière d’autoédition.
Il y a quelque temps, j’avais aussi réuni mes plus grands moments de solitude en dédicace ainsi que les raisons (de bonne fois bien sûr) qui expliquent pourquoi tu ne vends pas en salon.
Il est temps maintenant de laisser place à un peu de positif !

Vous l’avez peut-être compris, l’autoédition est pour moi un choix et à moins qu’un géant de l’édition ne me propose un contrat bien béton (riche cher éditeur, si tu passes par là…), je compte bien continuer dans cette voie aussi longtemps que j’aurai de l’inspiration ! Je ne suis pourtant pas masochiste pour un poil.
Mais alors, pourquoiiiiiii ce choix ?

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1. Tu assouvis ta curiosité boulimique

Si toi aussi tu aimes tout connaître (ou presque, personnellement j’avoue m’être assez peu penchée sur la vie sexuelle des reptiliens dans l’entre-deux guerres), l’autoédition est pour toi !
En devenant autoéditrice, j’ai découvert toute la face cachée des livres, et c’est vraiment passionnant ! Depuis les premiers mots imaginés jusqu’à la diffusion, je connais désormais toutes les étapes et je ne regarde plus les livres comme avant.
Et ce qui est chouette, c’est que je continue d’en apprendre chaque jour !

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2. Tu gères tout de A à Z

Eh oui, Dieu, c’est toi !

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Bon, ok, en vrai c’est plutôt ça…

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Voire ça…

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3. Tu choisis les personnes avec lesquelles tu travailles

Correcteurs.trices, graphistes, imprimeurs… Tu as une marge de manœuvre énorme !

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4. Tu as le dernier mot sur tout

Enfin, avant l’arrivée de tes lecteurs.trices quand même…

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5. Tu conserves tous tes droits

On sait jamais, des fois que Spielberg ou autre tombe par hasard sur une de tes œuvres et crie au génie…

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Nan, mais sinon, en vrai, pour les maniaques du contrôle comme moi, c’est bien…

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6. Ça ne t’empêche pas de bosser avec un éditeur

Tu peux tout à fait choisir de travailler de temps en temps avec un éditeur à compte d’éditeur pour certains projets. C’est mon cas pour certaines nouvelles.

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7. (résumé des points 2, 3, 4, 5 et 6) Bref, tu es libre !

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8. Tu as potentiellement une marge intéressante

Mais pense quand même qu’en plus de l’optionnel pack correction + couverture, tu devras prendre en compte les frais d’impression, les frais postaux et leur augmentation annuelle, les 30% pour les libraires, les déplacements pour les salons…

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9. Tu découvres une sacrée communauté

Certes, il existe plusieurs façons de voir l’autoédition et il est difficile sinon impossible de tous nous réunir sous une même bannière, mais le soutien reste prépondérant.
Alors MERCI les collègues !

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10 : Bonus. Tu peux participer aux appels à texte de L’Indé Panda

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Et vous, quelles sont vos motivations ?

[MAJ : les suggestions en commentaires]

Nathalie propose deux autres tops que je valide à 200% :

A. Tu publies plus vite que ton ombre

Contrairement à l’édition classique où les délais entre l’écriture d’un manuscrit et sa publication peuvent se compter en années, en autoédition, quelques semaines peuvent suffire à lancer un nouvel ouvrage !

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B. Tes livres ne seront pas mis au pilon

Pas de date de péremption pour nos ouvrages autoédités. Après tout, si nous mettons 20 ans pour écouler notre stock, qu’importe ? Et puis avec l’impression à la demande, non seulement le risque financier est minime, mais tu peux imprimer de toutes petites quantités à la juste mesure de tes ambitions !

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Autoéditrice, mon top des avantages et des inconvénients ! (partie 1)

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous un petit top humoristique sur mon expérience d’autoéditrice.
Vous êtes prêts ?
Un, deux, trois, partez !

Partie 1, les flops… (parce qu’il faut bien commencer par quelque chose !)

1. Vous n’êtes pas pris au sérieux par vos proches

— Oh super tu es auteur(e).trice maintenant ! Tu es éditée chez qui ?
— Chez moi !

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2. Vous n’êtes pas pris au sérieux par les libraires (enfin, la plupart)

Le 6 sept. 2017 à 7:53, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Mme, M.,
Auteur.trice, j’aimerais mettre en place une séance de dédicace au sein de votre librairie. Blablabla….
Bien à vous,
Autoédité.e.

Le 6 sept. 2017 à 14:23, librairie mes beaux livres <mesbeauxlivres@libraire.fr> a écrit :
Bonjour,
Ce serait un plaisir de vous accueillir.
Quelle est votre maison d’édition ?
Cordialement,
Libraire.

Le 6 sept. 2017 à 18:14, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Je travaille en autoédition, j’ai actuellement trois ouvrages à proposer.
Blablabla…

Le 6 nov. 2017 à 06:03, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Suite à notre échange du 6 septembre dernier, je me permets de vous contacter à nouveau au sujet de la séance de dédicace.
Blablabla.

<Silence radio>

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3. Vous n’êtes pas pris au sérieux par certains salons du livre

Le 3 jan. 2017 à 15:34, salon de pétaouchnoc <petaouchnoc@salondulivre.fr> a écrit :
Bonjour,
Merci de l’intérêt que vous portez à notre salon. Nous n’acceptons malheureusement pas les auteurs autoédités. N’hésitez pas à nous recontacter lorsque vous aurez une vraie publication à nous proposer.
Bien cordialement,
Team du SDL.

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4. Vous n’êtes pas pris au sérieux par certains illustrateurs et illustratrices

Le 2 fév. 2016 à 14:23, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Grande admiratrice de votre travail, j’aimerais beaucoup travailler avec vous pour mon prochain projet.
Blabla.
Quelles sont vos conditions ?
Cordialement,
Autoéditrice.

Le 3 fév. 2016 à 20:32, dessinatrice <dessinatrice@illustratrice.fr> a écrit :
Bonsoir,
Ce projet me semble vraiment très intéressant.
Avec quelle maison d’édition allez-vous travailler ?
Bien à vous,
Dessinatrice.

Le 4 fév. 2016 à 04:23, autoédité <autoediteur@autoedition.fr> a écrit :
Bonjour,
Je suis ravie que mon projet vous plaise.
Je travaille par choix en autoédition.
Blabla.
À bientôt,
Autoéditrice.

en attente d'une réponse

5. Vous n’êtes pas pris au sérieux par d’autres écrivains

Le 12 mars. 2017 à 17:41, société des nobles auteurs <noblesauteurs@onslapete.fr> a écrit :
Bonjour,
Nous avons bien reçu votre demande pour adhérer à notre association d’écrivains. Malheureusement, pour pouvoir entrer dans notre société, il faut avoir publié au moins deux ouvrages à compte d’éditeur.
Bien à vous,
Société des nobles auteurs.

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6. Vous n’êtes pas pris au sérieux par beaucoup de lecteurs

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En plein salon du livre, un lecteur entre côté cour et s’approche du stand de notre cher auteur autoédité.

AUTOÉDITEUR
Bonjour monsieur ! N’hésitez pas à approcher pour découvrir les résumés. Je suis aussi disponible pour répondre à vos questions.

LECTEUR
Il s’approche, intéressé, retourne un livre et prend connaissance du résumé avec une moue appréciative.
Ça a l’air bien ! C’est publié chez qui ?

AUTOÉDITEUR
Je travaille en autoédition.

LECTEUR
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7. Vous finissez par ne plus vous prendre au sérieux vous même !

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Et vous, quels sont vos flops concernant l’autoédition ?
N’hésitez pas à les noter en commentaire et rendez-vous la semaine prochaine pour mes tops. Eh oui, vous vous doutez bien que si je reste autoéditrice, c’est bien parce que les avantages l’emportent (largement) sur les inconvénients !

 

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Des cartes pour Éthan…

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Mon nouvel album jeunesse, Éthan et les animaux, réalisé en collaboration avec l’artiste Scarlet Mila, sort très bientôt (avec un peu de retard sur le planning initial, mais c’est pour la bonne cause et ce sera avant Noël malgré tout alors vous pouvez foncer le pré-commander ici : pré-commander Éthan et les animaux).

Il y a peu, cet ouvrage a bénéficié d’une excellente critique de la part de Petites chroniques d’une passionnée et il était question dans cet avis d’une sombre histoire de carte. Je vous avais promis des explications, car le sujet me semble passionnant, eh bien les voici !

Lorsque j’ai construit la maquette du livre, j’ai choisi d’insérer une carte du monde vierge, et ce choix n’est pas anodin. Il est pour moi important de ne pas donner aux enfants toutes les informations en un seul coup d’œil, afin de laisser un petit « espace à penser ». C’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur, car cet espace de réflexion et d’évocation manque souvent. Vous avez peut-être déjà écouté mon émission au sujet de la télévision, j’y démonte notamment le dessin animé Dora qui n’offre jamais aucun espace de ce type (toutes mes émissions de radio sont à découvrir ici, du moins quand le bug SoundCloud sera entièrement levé !).
Dans l’idéal, l’enfant sera donc guidé par l’adulte qui partage avec lui sa lecture puis pourra peu à peu s’affranchir de l’adulte pour faire revenir seul en mémoire les informations partagées auparavant.

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Sandrine m’a alors fait remarquer qu’elle côtoyait beaucoup d’enfants qui ne bénéficiaient d’aucun accompagnement par un adulte, et que ceux-ci seraient alors privés de la source première d’information. Et cet argument a fait mouche pour moi ! Je n’aime pas laisser des êtres sur le carreau…
Alors quoi, je devais sacrifier cet indispensable espace à penser ? Eh bien non, il existait une alternative : créer deux cartes du monde, sur deux pages séparées visuellement, afin que chacun y trouve son compte !

Finalement, rien n’est impossible, alors en avant !

Merci à Sandrine des Petites chroniques d’une passionnée pour cet échange si enrichissant.
J’espère que cet article vous aura intéressés.
N’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Jeanne.

Vous souhaitez soutenir ce projet d’album jeunesse ? Rendez-vous sur Ulule !

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L’album mystère dévoilé : Charlotte sans culotte

Charlotte sans culotte ni couche

Alors, alors ? À votre avis, de quoi va bien pouvoir parler cet album mystère avec un titre pareil : Charlotte sans culotte ?

Pas de culotte pour Charlotte, la petite sœur de Nicolas, le bébé koala…, mais pas de couche non plus !

Eh oui, vous le sentez venir l’album au sujet de l’hygiène naturelle infantile (HNI)*, aussi appelée élimination communication ?! Plusieurs personnes ont eu le nez fin en participant à mon concours et avaient deviné le sujet de ce nouvel album illustré par Korrig’Anne.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette pratique de parentage proximal, il s’agit tout simplement d’observer les demandes de son enfant. Dès la naissance, le bébé émet des signaux juste avant d’éliminer (selles et urine). Aux adultes de les repérer pour lui permettre plus de confort en éliminant au dehors de son « nid ». Cela permet de répondre à certains pleurs, mais aussi d’aider l’enfant à rester en contact avec ses ressentis corporels. Cette capacité s’estompe en effet si on ne répond pas aux signaux de l’enfant.
Cette pratique n’est pas un dressage à la continence, celle-ci n’arrivera que lorsque les sphincters de l’enfant seront mâtures. Cependant, un meilleur ressenti de son corps est une grande aide lors de cette étape importante !

Pourquoi ai-je souhaité écrire un scénario au sujet de cette étrange et méconnue HNI ? Eh bien tout simplement parce que je l’ai pratiquée (et la pratique encore) avec mon fils. L’une de mes sages-femmes m’avait d’ailleurs demandé de réaliser un petit film à ce sujet. Beaucoup de mamans enceintes ne parvenaient effectivement pas à la croire lorsqu’elle expliquait que certains pleurs du tout petit pouvaient être dus à une volonté de ne pas se faire pipi (ou caca) dessus !

Je vous fais donc entrer dans mon intimité en partageant avec vous cette courte vidéo démonstrative…

Voilà pour la démo !

Revenons-en à notre album ! Qu’allez-vous trouver dans Charlotte sans culotte ?
– de l’HNI, pour ceux qui pratiquent, ont pratiqué ou aimeraient…
– un soupçon très léger de français signé, si utile avec les tout-petits ;
– du portage, pour tous les fans de câlins avec « kit mains libres » ;
– un poil de tétée, parce que c’est trop bon ;
– de beaux moments de partage en famille, pour le plaisir de tous ;
– et bien sûr du pipi et des blagounettes à ce sujet, pour tous les enfants dans la merveilleuse phase du « pipi, caca » !

Les textes sont courts, à la fois simples et avec des petites particularités linguistiques spécifiques (bouh l’orthophoniste qui est en moi, sors de là !).
La graphie utilisée est cursive afin de permettre aux tout jeunes lecteurs de bénéficier notamment du « mouvement lié » (je vous invite à lire mon article au sujet des polices d’écriture pour les albums jeunesse, si ce n’est pas déjà fait !)
Ces particularités ainsi que les magnifiques illustrations colorées de Korrig’Anne en font un album adapté aux enfants dès 1 an et jusqu’à… 125 ans au moins ! 😉 Blague à part, ce livre ne satisfera pas de grands enfants lecteurs, c’est à destination des petits non lecteurs ou des enfants tout juste en début d’apprentissage du langage écrit, ne faites pas d’erreur de casting à ce sujet !

Voici un petit aperçu pêle-mêle de quelques illustrations !

Aperçu Charlotte sans culotte

Et une page au hasard… ou presque !

Et si on se lançait dans l'HNI !?

Pour commander l’album, c’est par ici !
9€ 7€50 jusqu’au 30 juillet 2017 pour toute pré-commande (frais de port inclus).

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*Si vous souhaitez en savoir plus au sujet de l’HNI, je vous conseille le livre « Sans couche, c’est la liberté ! » de Ingrid Bauer et si vous avez peur de vous lancer, mais que ça vous titille, je ne peux que vous conseiller de faire appel à Popotin, une super consultante en HNI vraiment très sympathique !

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Concours : un album jeunesse à gagner !

Bonjour à tous !

En septembre 2017, sortira un prochain album jeunesse en collaboration avec Korrig’Anne. Vous y retrouverez Nicolas et sa famille, mais… quel thème central sera donc abordé dans ce nouveau volume ?

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Je vous invite à participer à un concours et à me proposer deux thèmes via le formulaire ci-dessous. Une personne sera tirée au sort parmi les bonnes réponses et gagnera le fameux album mystère* !

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*Si vous avez écouté mon interview sur Avranches FM dans l’émission Focus, un indice a été glissé par l’animateur…

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Programme de juin 2017

Le mois de juin sera tout aussi chargé que les précédents !

Vendredi 2, vous pourrez me retrouver, en compagnie d’Isaa, au bistrot Le Feu Follet d’Annoville (50) pour le vernissage de l’exposition des originaux de l’album « L’arbre à chats ».
Nous serons ravies de vous présenter les peintures, de vous parler de notre travail et de dédicacer quelques albums ! Rendez-vous à partir de 18h.

Exposition L'arbre à Chats

L’exposition se tiendra jusqu’au dimanche 18 juin.s

Le lendemain, samedi 3 juin, vous pourrez me retrouver en dédicace au Cultura Saint-Nazaire Trignac (44)…

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…et le dimanche 4 au Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo (35) en compagnie des Éditions Luciférines !

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Après une petite pause, je serai à Plaisir pour dédicacer mes ouvrages au Cultura, dimanche 11 juin (78).

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Le samedi 17 juin, ce sera un autre Cultura : Chasseneuil-du-Poitou (86) !

Enfin, je terminerai ce mois en Bretagne, à l’Espace Culturel de Landerneau (22), samedi 24 juin.

Espace Culturel Landerneau

Quelque chose me dit que je ne vais pas m’ennuyer !

Cap sur le Chapiteau du Livre 2017 !

En ce moment, vous l’avez peut-être noté, je me promène pas mal entre les salons et les librairies. Le week-end dernier, j’étais dans la Manche à Avranches, celui d’avant au Salon Fantastique de Paris, etc.

Le week-end prochain ne dérogera pas à la règle, je serai à nouveau en vadrouille ! Rendez-vous cette fois-ci sur les bords de Loire à Saint-Cyr-sur-Loire (37).

J’étais déjà présente l’année dernière sur ce beau salon et c’est avec grand plaisir que j’y retourne dans quelques jours. Ce sera pour moi l’occasion de retrouver quelques amis puisque j’ai réalisé une partie de mes études à Tours. Ce sera également l’occasion de discuter à nouveau IRL avec ma super correctrice : Sans Coquille. Côté collègues, je retrouverai avec bonheur Iman Eyitayo, George Sanz et Noëlle Mirande. J’ai également repéré la présence de Mireille Calmel dont j’avais beaucoup aimé Le Bal des Louves, romans lus il y a déjà de nombreuses années…

J’espère que je serai mieux placée que l’année dernière. En 2016, j’étais en effet juste à l’entrée du chapiteau. Les bénévoles distribuaient la liste des auteurs présents, ce qui amenait les visiteurs à plonger le nez dans le papier tout en dépassant — sans le voir — mon stand ! Pas de chance… (Pour toutes les bonnes excuses en salon, c’est par ici… 😛 )

N’hésitez pas à venir papoter avec moi si vous êtes dans les parages samedi et/ou dimanche prochain !

Jouer avec les mots

Il y a quelque temps, j’avais écrit un article au sujet des polices d’écriture pour les albums jeunesse : pourquoi du cursif ? (N’hésitez pas à cliquer pour connaître mon opinion à ce sujet.)

Aujourd’hui, pour faire suite à la jolie chronique d’Agathe (elle est à découvrir par ici : Les lectures d’Agathe), je vais vous expliquer pourquoi Isaa et moi avons choisi d’intégrer le texte directement dans les peintures. Il a d’ailleurs été peint par Isaa dans/sur les originaux de ses acryliques (vous pourrez d’ailleurs en découvrir sur certains salons, vous verrez comme ils sont beaux !).

Dans mon travail d’orthophoniste, je me retrouve très souvent face à des personnes en grande difficulté au niveau de leur fonctionnement de pensée. Leur pensée est en effet terriblement rigide avec un manque flagrant de souplesse. Je me suis d’ailleurs beaucoup formée sur les rééducations de ces pathologies, car c’est un sujet qui me passionne !
Le texte et les illustrations poétiques de L’arbre à chats sont au contraire une invitation à la mobilité de pensée. Isaa a parfaitement suivi le scénario proposé : le texte joue avec les décors et les personnages tout en proposant l’écriture en cursive qui m’est si chère.
Pourquoi est-il particulièrement adapté aux enfants de 3 à 6 ans ? Parce qu’outre le contenu étudié pour cette tranche d’âge, cela permet aux jeunes enfants de constater que l’écrit n’est pas une structure figée, c’est au contraire un outil très malléable. L’enfant pourra donc — accompagné de l’adulte — s’amuser à chercher le texte ainsi que tous les petits détails écrits cachés par Isaa dans ses illustrations !
Un album jeunesse n’est pas là que pour apprendre du « concret », mais aussi pour apporter une ouverture d’esprit, un moment de rêve, une évasion…

Sur ce, je vous laisse découvrir un original scanné de cet étrange arbre à chats !

Le cha câlin

Pourquoi tu ne vends pas en salon ?

Cher ami auteur.trice, après t’avoir prévenu.e des pires moments de solitude en dédicace, je t’offre aujourd’hui le top 5 des excuses sur le pourquoi ton dernier salon a été un monumental bide !

1. Première raison absolument évidente : il faisait trop beau !

Forcément, avec ce magnifique soleil resplendissant, les visiteurs n’ont pas hésité : entre s’enfermer dans une salle et crapahuter en forêt ou lézarder sur le sable, le choix était vite fait !

2. Deuxième raison : tu étais mal placé.e.

Ben oui, tu étais dans le fond à droite. Tout le monde sait que c’est la pire place ! Et puis juste à côté de toi, l’auteur jouait les marchands de tapis, alors il faisait fuir tout le monde. En plus, la grande vedette du salon était juste à côté et les gens s’agglutinaient devant ton stand pour obtenir sa précieuse signature, donc personne ne te voyait plus…

3. Troisième raison : c’était un samedi*

Les salons du livre le samedi, ça marche moins bien que le dimanche, c’est de notoriété publique. Les gens préfèrent aller au marché !

4. Quatrième raison : c’est une année électorale

J’entends ça depuis janvier…
Il paraîtrait que les années électorales sont impitoyables pour les pauvres auteurs que nous sommes. Le potentiel acheteur préfèrerait « attendre de voir » avant de dépenser ses sous.
J’imagine qu’après l’élection, il préfèrera « attendre de voir » ce que fera le nouveau président.
Et ensuite… bref, il aura bien une raison pour garder ses euros année après année !

5. Dernière raison du top 5 : variante du point 1.

Il faisait vraiment trop moche. Avec cet orage et ce vent à décorner les bœufs, les visiteurs sont simplement restés au coin du feu, et on les comprend !

Et voilà ! Maintenant, tu sais.
Sans vouloir te décourager, ce ne sont que les 5 plus fréquentes raisons, mais tu en trouveras bien d’autres pour chaque salon…
Pour te rebooster après cette lecture terrifiante (si, si, au moins ça !), va donc participer à mon super concours pour gagner une place au Salon Fantastique de Paris (il fera beau ou super moche, je serai placée dans un coin entre une vedette et un marchand de tapis, ce sera toujours une année électorale… Bref, j’aurai besoin de toi pour venir me remonter le moral !).

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*Fonctionne avec le dimanche pour les dédicaces en magasin.