Chronique : le sang des bravos – Nancy Black

Le sang des Bravos – Nancy Black

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier Nancy Black pour sa confiance et pour m’avoir proposé ce roman en avant-première.

Le sang des Bravos est une dystopie d’anticipation dans un univers cyberpunk. On y suit principalement le personnage d’Andrés, un jeune homme d’une vingtaine d’années issu d’un arrondissement pauvre. La cité est en effet divisée en différents quartiers qui constituent comme un système de castes allant des plus pauvres aux plus aisés. La narration est à la troisième personne omnisciente ce qui permet de découvrir les points de vue des différents personnages que l’on rencontre.

La scène d’ouverture commence directement dans l’action quand Andrés et son androïde, Alice, qu’il considère comme sa meilleure amie, assistent au Carnage : une compétition à la mort qui voit s’affronter chaque année robots humanoïdes et humains.

On apprend rapidement qu’Alice est désignée participante de la prochaine édition de cette compétition, un an plus tard, au grand désespoir d’Andrés qui va tout faire pour empêcher la mort de son amie.

Les thèmes abordés sont variés : la question de l’humanité et de la conscience, l’amitié, la haine, la recherche de la gloire ainsi que celle du sens de la vie.

Le monde et son organisation se dévoilent au fur et à mesure que l’on suit les personnages. Tout se met en place avec légèreté et cela rend la lecture fluide.

Les personnages offrent une diversité de genres et de carnations ainsi que des personnalités bien campées et travaillées.

Le récit est parsemé de touches d’humour dans les réactions des personnages ou le choix du vocabulaire, en dépit des thèmes assez lourds, ce qui donne un peu de souffle à l’ensemble.

Le tout est servi par une plume fluide qui rend cette lecture très agréable.

Je recommande cet ouvrage aux lecteurs et aux lectrices qui recherchent de l’action et des combats dans un univers futuriste dystopique.

Quelques citations :

— Ce qui est injuste, c’est que mis à part les condamnés, les hommes sont volontaires quand ils s’engagent ! Les robots ne sont que du bétail tiré au sort… Alice ne souhaite pas prendre part à ce massacre. Elle aime l’humain, elle voulait que Malik gagne ! La Fédération ne force pas simplement les androïdes à mourir, elle les force à devenir des assassins. Pourquoi seul l’homme devrait avoir le choix ?

Ils s’engagèrent dans un couloir enténébré dont la lisière encadrait une nature morte. Deux maisonnettes beiges, ornées de poutres de bois, étaient éclairées par un lampadaire noir qu’on aurait dit dessiné au fusain. Ils rejoignirent la lumière. Ce qui ressemblait à un tableau devint une petite ruelle pavée de pierres anciennes, offrant à la nuit une lueur chaleureuse. La propreté du sol frappa Andrés. Rien n’y traînait, ni mégot, ni canette écrasée, ni papier, ni entassement de poubelles empilées sur les bords de sentiers. Quelque chose d’artificiel flottait dans le parfum ambiant, quelque chose entre bois et agrume, qui se rapprochait de l’air de Nefer, en étant plus discret et moins sucré. En ne tenant pas compte des passants qui les dévisageaient avec, bien souvent, du mépris, la découverte l’enchanta. Andrés ignorait qu’il existait des rues étroites aussi charmantes, impeccables, et calmes, au sein de Forseti. Dans son arrondissement à lui, on évitait l’exiguïté, considérée risquée en l’absence du soleil.

— On ne sait pas ce qui se passe dans la tête des gens quand ils affrontent ensemble une épreuve telle qu’un Carnage, répondit Alice d’une voix pensive. Et puis, je trouve qu’il est normal de chérir une vie que l’on a sauvée.

— Le fait d’agir dans ton droit ne te donne pas raison, ça ne fait pas de toi un mec correct, articula Émilio.

— Tu n’es personne. Ce n’est pas toi qui décides qui a tort ou qui a raison.

À Forseti, ainsi que dans de nombreuses villes, la justice était comme la solidarité, la gentillesse ou l’honnêteté : des choses pas très sérieuses.

SORTIE LE 14 OCTOBRE 2022

Illustration arabesque : Claire_Giral

Des ouvrages bien finis

Lou-Ann, personnage du roman à paraître en décembre prochain – Rémy Gente

J’avoue tout, j’ai un petit plaisir : celui de réaliser des livres aux finitions travaillées. J’adore notamment préparer des cabochons pour illustrer les en-têtes de chapitres. Récemment, un nouvel artiste est venu rejoindre la lama-team. Il s’agit de Rémy Gente qui a notamment réalisé l’illustration ci-dessus. Rémy travaillera désormais avec moi pour vous préparer des romans aux petits oignons et je remercie chaudement Carole Boucly grâce à laquelle j’ai rencontré cet artiste !

Prêtez-vous attention à ce type de finitions ? Les appréciez-vous ?

Une nouvelle parution

C’est demain le grand jour pour La dernière sorcière d’Imria ! Ce roman de Manoë Paris, initialement paru chez [erminbooks], rejoint la collection Pégasus.

Acceptera-t-elle de sauver le monde qui l’a abandonnée ?

Charlie, orpheline ballottée de famille en famille, a survécu tant bien que mal à son enfance chaotique. Aujourd’hui adulte, elle s’adonne sans remords au vol d’œuvres d’art et de bijoux, activité illicite dans laquelle elle excelle grâce à ses pouvoirs hors du commun. L’espièglerie et la nonchalance qu’elle affiche ne sont néanmoins qu’une facette de sa personnalité, car au fond d’elle se cache une jeune femme seule et blessée qui exprime toute sa rage à travers les sports de combat. Quand un inconnu débarque pour la ramener de toute urgence dans son univers d’origine, celui où la magie existe, elle ne peut lui accorder sa confiance. Au nom de quoi devrait-elle tout risquer, alors que les siens l’ont abandonnée à son sort ?

N’hésitez pas à découvrir les aventures de Charlie et procurez-vous le roman dès aujourd’hui sur mon site, chez votre libraire ou sur votre plateforme en ligne préférée !

Une collection graphique

Vous le savez peut-être, ma collection Platypus a comme particularité d’être illustrée. Aussi, lorsque j’ai acquis les droits pour Atypic love, le roman de Sasha Laguillon, j’ai tout de suite réfléchi à comment mettre en valeur ce beau texte. Rapidement m’est venu en tête le travail de Chloé Harrand avec laquelle je collabore régulièrement. Ses aquarelles me semblaient parfaites pour représenter les personnages principaux que l’on rencontre au fil du récit. Je vous laisse d’ailleurs le découvrir à travers son résumé :

Virée de son lycée suite à un grave incident, Eden rejoint son nouvel établissement en cours d’année. Adieu amis d’enfance et club d’athlétisme, elle doit tout recommencer ! Elle se lie rapidement avec Olivia et Noah, mais son frère jumeau, bien décidé à lui pourrir la vie, ruine ses espoirs d’une scolarité paisible. Si seulement, il n’y avait pas ce secret prêt à lui exploser à la figure à la moindre erreur… Pour ne rien arranger, Eden se pose des questions sur son genre, compliquant davantage les relations avec ses camarades. Comment démêler ses sentiments quand on ne sait plus qui l’on est ?

Atypic Love aborde les problèmes auxquels sont confrontés les ados qui ne rentrent pas dans les cases de la société. Entre amour, amitié, identité et neuroatypie, Eden va devoir trouver des réponses pour se construire, à un âge où l’on ignore encore tout de soi.

N’hésitez pas à réserver votre exemplaire, la sortie est prévue pour le 8 septembre 2022 !

Les petits plus

Lorsque vous commandez directement sur ma boutique en ligne, j’aime glisser dans votre colis un petit plus. Cela peut être quelques jolis marque-pages, une carte postale, une carte ensemencée…
Bref, j’aime imaginer le plaisir de recevoir un petit plus avec sa commande.

D’ailleurs, puisque j’en parle, je viens juste de commander un lot de cartes postales à l’effigie de De profundis, le prochain roman de Carole Boucly à paraître le 6 octobre 2022. J’ai hâte de les recevoir ! La couverture est encore secrète au moment où j’écris, sauf pour les abonné·e·s à ma newsletter qui l’ont reçue en avant-première ce matin !

Et vous, quels sont vos goodies favoris ?

Comment je craque ?

Vendredi dernier, j’ai reçu un nouveau manuscrit. Comme toujours, je commence par lire la présentation de l’auteurice puis le synopsis (c’est le résumé de toute l’intrigue du début à la fin, avec spoilers). En général, je mets ensuite le tapuscrit complet dans ma pile à lire et je termine ceux en cours avant toute chose. Mais là, la présentation me fait tout de suite « tilt » et le synopsis me séduit immédiatement : le déroulé, l’ambiance… ça me plaît. Même le style du synopsis est agréable (alors que ce n’est pas du tout le but d’un tel écrit, on ne le lit pas pour découvrir le style de l’auteurice). Il est déjà tard, mais je suis sans enfants, aussi je commence sans délai la lecture de l’ouvrage… le temps passe… 23h30 ! Bon, il serait temps que je me prépare pour aller au lit, je poursuivrai au matin !

J’ai donc continué à lire dès potron-minet et aussitôt ma lecture terminée, j’ai envoyé un courriel pour proposer un contrat de publication. Je pense que l’auteur a dû croire que j’étais un compte d’auteur (les compte d’auteur sont des prestataires de services qui font payer les auteurices pour publier leurs livres, aussi ils répondent très vite positivement et mettent souvent la pression aux auteurices pour faire signer des contrats le plus souvent abusifs).

Bref, j’ai eu un coup de cœur et j’espère maintenant que je pourrai publier cet ouvrage et le partager avec vous !

Chronique n°51: Les Portes d’Asteval, Jeanne Sélène, JS Éditions

Voici un retour qui me met le cœur en joie !

Les Avis Livresques de Fleur

Date de sortie : 09/06/2022

Disponible au Format Numérique.

Merci beaucoup à Jeanne Sélène, pour ce premier Service Presse au Format numérique. Merci pour votre confiance également.

Les Portes d’Asteval, Jeanne Sélène, JS ÉDITIONS.

RÉSUMÉ :

Le destin du prince est entre leurs mains. Leur magie et leur amitié suffiront-elles ?

Mage prometteur, Aeon étudie sous la supervision de la reine Stellya. Insouciant, il partage son temps libre entre ses nombreuses conquêtes et sa meilleure amie : la dylfane Nafeesa avec laquelle il aime tant voler.
Son quotidien se voit pourtant bouleversé quand la reine lui demande de partir à la recherche d’un manuscrit. Seul espoir pour venir en aide au jeune prince tourmenté par un étrange mal, ce document est conservé sur le mystérieux mont Akashikh. Pour le récupérer, Aeon et Nafeesa devront traverser plusieurs pays où la guerre fait rage, mais leur voyage ne s’arrêtera pas là. Leur…

Voir l’article original 281 mots de plus

Pourquoi j’adore mon travail d’éditrice

En fait, j’adore remplir des formulaires sur le site de l’URSSAF Limousin !
Noooooon, je rigole, ça, c’est la partie pas très drôle de l’histoire, car on ne peut pas dire que ce site soit fait pour aider les éditeur·ice·s et les auteur·rice·s. Ceci-dit, j’adore quand je déclare de jolies sommes pour mes auteurs ou autrices. Cela signifie que leur livre s’est bien vendu et c’est une belle récompense pour leur travail !

Alors qu’est-ce que j’aime dans mon boulot ?

Eh bien, pour commencer, j’adore tomber sur une pépite à la lecture des manuscrits. Lorsqu’un récit parvient à me captiver, à me faire vivre des émotions fortes, quand je me projette en train de le défendre bec et ongles ! C’est un sentiment tellement enivrant !

Ensuite, j’adore annoncer à l’auteurice que son titre est retenu puis j’adore lui proposer un contrat et ainsi, une collaboration.

J’adore travailler sur un texte pour le peaufiner, le rendre encore meilleur et imaginer les lecteurs et lectrices en profiter.

J’adore échanger avec la correctrice pour polir encore davantage le texte. Découvrir ses suggestions et son avis.

J’adore préparer les maquettes et dénicher des visuels pour rendre l’ouvrage encore plus attrayant.

Ensuite, quel bonheur de préparer une couverture avec la graphiste et l’auteurice, j’adore ! Je trouve que ce moment permet vraiment de donner vie au livre.

J’adore proposer des services de presse et, même si je stresse toujours un peu, j’adore lire les premiers retours et les partager avec l’autrice ou l’auteur lorsqu’ils sont bons.

J’adore quand je reçois le stock imprimé et que je tiens le livre entre mes mains. Et quand j’imagine la joie de l’autrice ou de l’auteur qui fait de même !

J’adore préparer la sortie, découvrir les ventes, préparer les colis avec des petites surprises.

J’adore défendre le livre auprès des libraires et des lectrices et lecteurs. J’adore le voir sur ma table en salon ou festival…

J’adore, j’adore, j’adore !

Bref, j’adore mon métier, j’ai vraiment une chance incroyable, n’est-ce pas ?!

Pourquoi j’adore les salons

En tant qu’autrice comme en tant qu’éditrice, j’adore les salons du livres et tous les autres événements me permettant d’exposer mes ouvrages (oui, j’assume le possessif, les livres que je défends sont un peu comme les miens, pas au sens où je m’approprie leur existence, mais au sens où je les couve et les accompagne jusqu’à ce qu’ils volent de leurs propres ailes. J’ai un côté mère-poule avec les livres et leurs auteurices).

Mais revenons-en aux événements livresques : quel bonheur d’aller à votre rencontre lecteurs et lectrices ! Pouvoir vous montrer chaque ouvrage, trouver celui qui vous correspondra le plus, prendre le temps de vous connaître pour mieux cibler… J’adore !

Lorsque c’est possible, c’est aussi l’occasion de recevoir un auteur ou une autrice pour des dédicaces. Et ça, c’est tellement chouette ! Vivre un moment IRL avec une personne dont on défend le travail, c’est vraiment très fort !

Et vous, aimez-vous participer à ces événements ? Pour quelle(s) raison(s) ?