Mon bilan de l’année 2018 et projets pour 2019

Bonne année 2019

Et voilà, une année s’achève, une nouvelle commence… Le traditionnel bilan s’impose. Voyons d’abord si mes objectifs ont été atteints…

Le 2 janvier dernier, j’avais partagé la liste suivante :

— publier Regards et Le voyage d’Antinéa en février ;  Check
— publier l’album jeunesse Les tétées de Maïté en fin de printemps (illustrations d’Isaa) ;  Check
— terminer l’écriture de mon roman jeunesse Les aventures d’Oxygène ;  Check
— reprendre l’écriture de mon roman de fantasy Les portes d’Astheval ;  Check
— écrire un scénario d’album jeunesse sur le thème de la naissance accompagnée à domicile et un second sur le thème de l’instruction en famille.  Check wrong
— continuer à promouvoir mes ouvrages en salons et librairies ;  Check
— réussir à payer davantage de factures avec mon travail d’autrice ;  Check
— continuer à améliorer mon organisation générale pour optimiser mon (maigre) temps !  Checkwrong

Voyons voir d’un peu plus près…

Côté promotion :

J’ai presque réussi à maintenir mon score de 2017 avec 35 rendez-vous (contre 41) en salons et dédicaces, sachant qu’à partir de novembre, j’ai dû lever le pied pour cause d’arrivée imminente de bébé… Je ne suis pas sûre de pouvoir maintenir ce rythme en 2019 avec cette famille à accompagner.

 

Belle arrivéeBébé de décembre…

Sur le Net, j’ai continué à promouvoir mes ouvrages sur Facebook, Twitter et Instagram. En revanche, j’ai peu animé ce site Internet.

J’ai participé une fois de plus au salon Livre Paris, cette fois sous une bannière indépendante avec une vingtaine de collègues. Une belle expérience qui m’a permis de tenter le speed dating d’Amazon avec Le sablier des cendres et de passer à un cheveu de la victoire !

 

Le sablier des cendres

Greg Forbs, quadragénaire, est le principal actionnaire du géant pharmaceutique de Gallica. Alors pourquoi se réveille-t-il nu dans un œuf, au beau milieu d’une décharge ? Qui sont les inconnus à ses trousses ? Saura-t-il survivre dans ce nouveau monde sans pitié ? Avec Le sablier des cendres, Jeanne Sélène signe une dystopie glauque au rythme effréné. Frais de port compris (1 centime)

€14,01

J’ai aussi mené à bien un troisième projet Ulule ! Cela concernait les pré-commandes de l’album jeunesse Les tétées de Maïté. Ces pré-ventes m’ont permis de lancer l’impression plus sereinement au niveau financier.
Ce nouvel album a reçu un très bel accueil auprès des parents allaitants. La Leche League et L’Embrasse Cœur lui ont d’ailleurs accordé une place de choix dans leur boutique !

allaiter un bambin

Côté publications :

J’ai publié trois albums jeunesse !
Regards — collectif d’illustrateurs.
Les tétées de Maïté — illustré par Isaa.
Je t’attends — illustré par Mariek G. Rolland.

J’ai aussi publié trois romans pour enfants.
Le voyage d’Antinéa — un roman graphique fantastique.
Les aventures d’Oxygène — illustré par Anto, qui avait déjà réalisé la couverture du Sablier des cendres.
Léon et le hérisson — illustré par Chloé Harrand.

 

Trois nouvelles ont également été publiées ! Une dans L’Indé Panda : La Roche des Païens, une avec le collectif Pulp Ink : Un, deux, trois et une dernière avec l’association des auteurs indépendants du Grand Ouest : Pluie d’été.

Jour de pluie

C’était une année « 3 » puisque j’ai aussi publié trois documentaires jeunesse.
Les cloportes.
Le lierre.
Le lama.

Les docus de Jeanne


Côté écriture :

Mes ouvrages jeunesse ont occupé une grande partie de mon temps : entre les albums, les documentaires et les romans, je n’ai pas chômé !
Mais j’ai aussi réussi à reprendre l’écriture de mon roman de fantasy Les Portes d’Astheval. C’est le livre qui fera le lien entre Balade avec les Astres et La vengeance sans nom. Vous avez peut-être remarqué que j’aime tout lier ? D’ailleurs, qui a trouvé ce qui réunit Greg Forbs et Sylvéa ?

 


J’ai également écrit quelques nouvelles dont certaines paraîtront, je l’espère, en 2019.

À noter aussi que j’ai participé à ma première résidence d’auteurs avec l’AIGO (association des auteurs indépendants du Grand Ouest). Une expérience que je renouvelle fin janvier tellement la formule m’a plu.
En 2018 j’ai rejoins plusieurs mouvements et associations pour la défense de mon statut : la fameuse AIGO, mais aussi Les Plumes Indépendantes et la Ligue des Auteurs Professionnels.

Mes projets pour 2019…

— Publier Papa et Papou dès qu’Olivier Berson aura fini son travail d’illustration.
— Terminer l’écriture de mon roman de fantasy Les portes d’Astheval et faire tout le travail éditorial.
— Commencer un projet un peu différent que je dévoilerai plus tard…
— Avancer sur deux albums jeunesse : l’un sur le zéro déchet (Dans la poubelle d’Annabelle) et l’autres sur l’instruction en famille.
— Sortir deux à trois documentaires (thèmes surprise !).
— Continuer à promouvoir mes ouvrages en salons et librairies. D’ailleurs, je serai à nouveau à Livre Paris avec un stand indépendant et en compagnie d’une collègue… Affaire à suivre !
— Tirer davantage de revenus de ce travail d’autrice ;
— Réussir à dégager plus de temps pour l’écriture.

Papa et Papou

Rendez-vous l’année prochaine pour découvrir si mes projets aboutiront !

Et vous, quels sont vos projets pour cette nouvelle année ?

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Comment vivre une séance de dédicace quand on est introverti

C’est tellement ça ! Encore un bel article de ma collègue !

Mélanie De Coster

Bonjour vous ! Si vous savez à quel point ces simples mots m’obligent à sortir de ma zone de confort, vous me comprenez. Oui, je suis une introvertie, et je l’assume. Et même que cela ne m’a pas empêché de vivre plein de salons et de séances de dédicaces en 2018 (18, si mes comptes sont corrects). Comment j’ai traversé tout ça et comment aller volontairement dans des endroits plein de monde alors que notre seul rêve dans la vie c’est de rester enfermé avec un livre et une théière pleine ?

comment vivre une séance de dédicaces quand on est introverti

C’est quoi être introverti ?

Comme toujours, on commence par les bases, c’est-à-dire les définitions. Parce que, non, tout le monde ne sait pas ce que c’est une personne introvertie (vous le saviez, vous?).

Si je voulais faire simple, je me contenterais de dire que c’est le contraire d’une personne extravertie. Vous savez, ces gens qui adorent voir du monde, qui…

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Comment soigner le syndrome de l’imposteur chez l’écrivain

Mélanie De Coster

Comme bon nombre d’auteurs et d’autrices, d’artistes en général, même, je souffre du syndrome de l’imposteur. Si, si, c’est cette petite voix qui dit « mais qu’est-ce qui peut te laisser croire que tu sais écrire ? Toi ? Laisse-moi rire ! ». Il paraît que ça soigne… Et si on voyait ensemble comment.

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Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Ah, le syndrome de l’imposteur… C’est une expression que tous les gens qui doutent un peu d’eux-mêmes ont appris à connaître ces dernières années. Une expression qui cherche à les rassurer « mais non, tu n’es pas nul, c’est juste ton syndrome de l’imposteur qui prend le dessus, ne te laisse pas avoir ». Parfois, ça suffit.

Il faut dire que c’est relativement nouveau comme concept. Il date de la fin des années 70 et il vient tout droit des États-Unis. Il concernerait souvent des personnes très douées (voire surdouées) qui se persuaderaient elles-mêmes que…

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Le sablier des cendres et les violences éducatives #StopVEO

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Voilà un article que je voulais écrire depuis une éternité, mais que je négligeais… Et puis ce week-end, j’ai eu la chance d’assister à une projection du film « Même qu’on naît imbattables ! » de Marion Cuerq et Elsa Moley.

Même qu'on naît imbattables !
Ce documentaire nous emmène en Suède et nous parle principalement des droits des enfants à travers différents témoignages… Dans ce pays, les violences éducatives (même dites « ordinaires ») sont interdites depuis 1979 et l’impact sur la population est énorme. Au regard des connaissances actuelles en neurosciences, cette loi prend tout son sens pour permettre aux enfants de grandir dans de bonnes conditions en développant leurs capacités d’empathie, la possibilité de « faire avec » leurs émotions (je n’aime pas le terme de « gérer » qui implique, à mon sens, une notion de contrôle conscientisé), etc.
Alice Miller l’avait déjà compris dans les années 80 : les violences éducatives (dont celles dites « ordinaires ») sont le terreau de la violence des adultes et des sociétés. Aujourd’hui, les travaux plus récents en neurosciences confirment ses observations (pour une bonne revue de littérature vulgarisée, je vous invite à lire le livre de Catherine Gueguen : « Pour une enfance heureuse« ).
Voici l’une des phrases écrites par Alice Miller qui illustre tout à fait le propos de mon roman « Le sablier des cendres » :

« Malheureusement, on nie partout le fait que tous les monstres sont nés enfants innocents et deviennent bestiaux à cause de leur éducation brutale. Les terroristes qui décapitent leurs victimes, en Irak ou ailleurs, ne sont-ils pas des êtres humains, ne sont-ils pas, comme Hitler, devenus des êtres cruels et sans scrupules à la suite de leur enfance ? »

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Il est parfois difficile d’accepter ce constat, cela ne donne-t-il pas des excuses à nos « monstres » humains ? Mais une explication ou une constatation n’est jamais une excuse et si tous les enfants violentés ne deviennent pas des monstres, c’est bien parce que d’autres aspects rentrent en ligne de compte. Parmi les événements qui permettent à certaines personnes d’échapper au cercle vicieux de la violence, se trouve la présence des témoins secourables (Alice Miller) :

« Il est intéressant que dans les enfances de tous ces dictateurs, comme aussi dans ceux des criminels en série, on ne trouve pas de personnes que j’appelle « les témoins secourables ». Il s’agit de personnes que presque chacun de nous connaît, quelqu’un qui nous a aimé, qui nous a donné un peu de chaleur, un peu de confiance en nous. Grâce à la présence d’une telle personne (même très passagère), nous pouvions développer l’espoir de trouver l’amour dans notre vie. Mais si une telle personne ne partage jamais la vie de l’enfant en le réconfortant, celui-ci ne connaîtra que la violence. Il la glorifiera et la perpétuera. »

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Les zones de notre cerveau qui permettent l’empathie, la compassion, la compréhension des émotions, etc. vont principalement maturer sous l’effet d’une hormone incroyable : l’ocytocine. C’est pour simplifier une hormone qui sera sécrétée grâce à l’amour et au plaisir/bien-être (elle ne fait pas partie du système de récompense/punition en revanche, contrairement à la dopamine, qui aura plus un effet « addictif » qui satisfait sur le coup, mais pas à long terme).
Donc pour grandir correctement et faire en sorte que notre cerveau mette en place toutes ses connexions d’une manière optimale, le meilleur moyen, c’est de donner/partager de l’amour, de la sécurité, des bons moments… (le cerveau est en construction jusqu’aux environs de 24 ans, pour information !)
Au contraire, les hormones de stress, qui sont normalement présentes en situation de crise pour la survie et permettent soit l’attaque, la fuite ou la sidération (la dernière étant très efficace pour obtenir des enfants calmes, malheureusement…) telles que le cortisol, sont non seulement toxiques en grande quantité ou lorsqu’elles sont sécrétées à long terme (violences éducatives même dites ordinaires répétées dans le temps), mais empêchent en plus le jeu de l’ocytocine et donc la maturation du cerveau.
Ainsi, on comprendra mieux qu’un enfant puisse devenir à son tour un bourreau dénué d’empathie s’il subit et/ou est témoin de violences toute son enfance.

Nous ne voulons pas d’un monde peuplé de Greg Forbs (mon anti-héros dans « Le sablier des cendres« ), alors arrêtons de trouver des excuses pour perpétuer les violences éducatives ordinaires !
Je souhaite de tout cœur que la loi « anti-fessée » dont l’appellation est terriblement réductrice, puisqu’il s’agit d’une loi pour protéger les enfants de toute violence éducative (mais c’est ce que vous retrouverez dans la presse et sur les réseaux sociaux), passe enfin en France et que nous puissions proposer un autre modèle d’éducation aux générations à venir.
Donnons une seconde chance à l’humanité (française) !

#StopVEO

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PS : en Suède, 4 enfants meurent en moyenne chaque année sous les coups de leurs parents (réf). En France, les statistiques fiables sont très difficiles à trouver. Le chiffre de 700 enfants par an est souvent avancé (2 par jour), mais on n’en sait finalement rien. Toujours est-il que l’estimation la plus basse serait proche de 70 par an… (réf)
Quant aux violences envers les femmes (dont je parle beaucoup dans mon roman), on comptait en France 109 femmes tuées par leur (ex)conjoint en 2017 (réf) contre 20 en Suède (réf). C’est toujours trop, bien sûr, mais le lien de corrélation serait tout à fait cohérent entre violences éducatives et violences conjugales…

 

Le sablier des cendre la dystopie de l'année

 

 

 

Interview Bouffanges #5

Éloge d’un format que j’aime particulièrement, aussi bien côté autrice que lectrice.

L'Indé Panda

Bouffanges ayant déjà répondu à une « interview classique », à un portrait chinois, à une foule d’interrogations sur ses habitudes de lecture et à la même foule d’interrogations concernant ses habitudes d’écriture, L’Indé Panda a choisi de lui offrir carte blanche pour une tribune sur le sujet de son choix (en rapport avec la littérature, quand même !)

Petit éloge de la nouvelle

Je profite de la tribune que m’offre L’Indé Panda pour parler un peu de mon amour pour ce format si particulier, trop peu goûté en France.
Étonnamment, au pays de Marcel Aymé, de Guy de Maupassant, la nouvelle apparaît aux yeux du plus grand nombre comme un sous-format. La nouvelle ne serait-elle donc qu’un succédané de roman pour auteur besogneux ou feignant ?
Il est vrai qu’à l’heure où la tendance va vers les sagas, les suites, les reboots, les remakes, à l’heure, en…

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Comment fonctionne le monde du livre

Toujours aussi pertinente, ma collègue !

Mélanie De Coster

La polémique soulevée par la décision de Samantha Bailly, dont j’ai parlé dans mon dernier article, ne constitue finalement qu’un tout petit pan de ce qui se passe actuellement dans le monde du livre. Certaines remarques, lues ici et là, m’ont décidée à faire mon petit retour sur le sujet, du point de vue d’une autrice. Nous allons parler de constats, de faits… Et peut-être de pistes à suivre.

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1. Un auteur, ça doit manger aussi

Ça, c’est le constat numéro 1. Il m’est venu après avoir lu, dans les commentaires de certains articles de blogs ou de réseaux sociaux, que des gens s’offusquaient que les auteurs n’écrivent plus juste pour célébrer la gloire de l’imaginaire, mais aussi pour gagner de l’argent. Ce qui les transformait en vilains capitalistes.

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Soit.

Gagner de l’argent, ce serait donc mal. Et après tout, il y a peut-être du second degré dans ce…

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Pourquoi l’auto-édition et les libraires se détestent… ou pas ?

Un article très complet et intéressant ! Merci Melanie De Coster pour ce billet.

Mélanie De Coster

L’automne a commencé, les feuilles tombent et avec elles les lettres d’injure. En ce moment, l’auto-édition fait débat (c’est peu de le dire) dans le milieu des libraires. Avec un mot d’ordre : si c’est vendu par Amazon, c’est le mal.

Ce qui est, selon moi, un résumé à la fois faux et très, très réducteur. Parce que j’aime les libraires, j’aime les livres, j’aime les auteurs et que j’avais envie de mettre tout ça un peu à plat, voici un (long) article sur le sujet, qui aidera peut-être (rêvons un peu) à apaiser le débat.

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Pourquoi les libraires n’aiment pas Amazon

Pour la plupart des libraires, Amazon, c’est l’ennemi absolu. Parce que les gens ont commencé à acheter des livres via ce super-marché du « tout vous est livré à domicile » et que ces professionnels, amoureux du livre pour la plupart, ont vu leurs chiffres d’affaires continuer à s’éroder.

Je dis…

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Un personnage avec une surdité, mais pourquoi ?

Les aventures d'Oxygène

Mon roman jeunesse Les aventures d’Oxygène, illustré par Anto, sort demain en version numérique. À cette occasion, j’ai sollicité quelques blogueurs et blogueuses pour des services de presse. Parmi les retours obtenus, il y a eu la superbe chronique d’Abby (que vous pouvez retrouver dans son entièreté ici). On pouvait y lire ceci :

Hormis ces figures de poils et de plumes, nous avons également connaissance de la famille qui adopte Oxygène : une maman, un papa, et deux [trois] enfants dont l’un d’entre eux qui est sourd ! J’ai trouvé cela original, même si j’aurai aimé que cette caractéristique particulière soit je sais pas plus utile dans le récit. C’est intéressant de découvrir un personnage sourd, mais du coup pour quoi faire ? Voilà la question que je me suis posée durant ma lecture.

Vraiment, un grand merci à Abby d’avoir soulevé ce point, car je voulais justement en parler !
Effectivement, j’ai fait le choix d’intégrer parmi mes personnages un jeune adolescent sourd et cette caractéristique ne sert en rien à dérouler le fil de l’histoire. Mais alors, pourquoi ?
Les personnes atypiques et/ou porteuses de handicap(s) font partie de notre monde, ils  et elles sont tout aussi humains.es que les personnes dans la norme et/ou valides. Ne justifier leur place parmi l’humanité, même au sein de fictions, que par une utilisation de leurs particularités serait à mon sens terriblement validiste (Remarque : le validisme est une oppression vécue par les personnes vivant en situation de handicap physique ou mental.).
La surdité de Titouan est l’une des caractéristiques de sa personne. Sur ma fiche personnage, on peut lire qu’il a 14 ans, qu’il se définit comme un garçon, qu’il a une silhouette longiligne, un visage étroit encadré de cheveux châtains, qu’il a les yeux noisette, un nez fin et court, des lèvres fines, qu’il est sourd et n’aime pas oraliser, préférant utiliser la langue des signes française, qu’il est très à l’aise dans son corps, qu’il est droitier, etc.  La surdité fait partie de lui et n’a pas plus d’utilité dans mon récit que la couleur de ses cheveux ou de ses yeux. Cela pourrait (par exemple, dans un thriller où une psychopathe ne s’attaquerait qu’à des adolescents correspondant à cette description), mais il ne viendrait à l’esprit de personne que la couleur des cheveux doive obligatoirement jouer un rôle dans une histoire.
Comme souvent lorsque j’écris, surtout pour la jeunesse, quelques uns de mes choix sont fortement teintés de militantisme. En l’occurence, il se trouve que je ne suis ni une personne typique, ni totalement valide… Alors forcément, j’avais envie de travailler pour lutter contre le validisme. C’est dans cette optique que Titouan est né ! Il me semble que plus les personnes « hors norme » seront représentées dans les fictions juste parce qu’elles sont humaines et plus leurs différences seront acceptées.
Qu’en pensez-vous ?

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