Un concours de nouvelles !

Salut la lama-team !

Est-ce qu’il y a parmi vous quelques autrices et auteurs ? Oui ? Ça tombe rudement bien, car j’ai un défi à vous proposer…

Il y a peu, L’Ancolibre, de Lézard des Mots est venue me voir avec une chouette proposition : nous associer pour proposer un concours de nouvelles !

En plus, elle me parle de printemps, de nouvelle à chute, de science-fiction, de fantasy et de science-fantasy… Forcément, j’ai dit : OUI !

L’idée, c’est d’associer nos deux maisons d’édition pour coéditer un recueil de nouvelles qui paraîtra au printemps 2023. Parmi les nouvelles reçues (dead-line 31/12/22, minuit), nous sélectionnerons nos 5 préférées qui se verront proposé un contrat d’édition.

Pour participer, il faut bien sûr être dans les thèmes sus-cités, mais aussi respecter nos deux lignes éditoriales (qui sont très compatibles, ne vous inquiétez pas ! Regardez ici et ici.) Les nouvelles devront également faire au minimum 8 000 mots.

Alors, ça vous branche ?

Pour en savoir encore plus, je vous invite à lire les explications de mon collègue le dragon (tout le monde ne peut pas avoir la chance d’être un lama !). C’est juste ici.

Qui est partant·e ?

Chronique : le sang des bravos – Nancy Black

Le sang des Bravos – Nancy Black

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier Nancy Black pour sa confiance et pour m’avoir proposé ce roman en avant-première.

Le sang des Bravos est une dystopie d’anticipation dans un univers cyberpunk. On y suit principalement le personnage d’Andrés, un jeune homme d’une vingtaine d’années issu d’un arrondissement pauvre. La cité est en effet divisée en différents quartiers qui constituent comme un système de castes allant des plus pauvres aux plus aisés. La narration est à la troisième personne omnisciente ce qui permet de découvrir les points de vue des différents personnages que l’on rencontre.

La scène d’ouverture commence directement dans l’action quand Andrés et son androïde, Alice, qu’il considère comme sa meilleure amie, assistent au Carnage : une compétition à la mort qui voit s’affronter chaque année robots humanoïdes et humains.

On apprend rapidement qu’Alice est désignée participante de la prochaine édition de cette compétition, un an plus tard, au grand désespoir d’Andrés qui va tout faire pour empêcher la mort de son amie.

Les thèmes abordés sont variés : la question de l’humanité et de la conscience, l’amitié, la haine, la recherche de la gloire ainsi que celle du sens de la vie.

Le monde et son organisation se dévoilent au fur et à mesure que l’on suit les personnages. Tout se met en place avec légèreté et cela rend la lecture fluide.

Les personnages offrent une diversité de genres et de carnations ainsi que des personnalités bien campées et travaillées.

Le récit est parsemé de touches d’humour dans les réactions des personnages ou le choix du vocabulaire, en dépit des thèmes assez lourds, ce qui donne un peu de souffle à l’ensemble.

Le tout est servi par une plume fluide qui rend cette lecture très agréable.

Je recommande cet ouvrage aux lecteurs et aux lectrices qui recherchent de l’action et des combats dans un univers futuriste dystopique.

Quelques citations :

— Ce qui est injuste, c’est que mis à part les condamnés, les hommes sont volontaires quand ils s’engagent ! Les robots ne sont que du bétail tiré au sort… Alice ne souhaite pas prendre part à ce massacre. Elle aime l’humain, elle voulait que Malik gagne ! La Fédération ne force pas simplement les androïdes à mourir, elle les force à devenir des assassins. Pourquoi seul l’homme devrait avoir le choix ?

Ils s’engagèrent dans un couloir enténébré dont la lisière encadrait une nature morte. Deux maisonnettes beiges, ornées de poutres de bois, étaient éclairées par un lampadaire noir qu’on aurait dit dessiné au fusain. Ils rejoignirent la lumière. Ce qui ressemblait à un tableau devint une petite ruelle pavée de pierres anciennes, offrant à la nuit une lueur chaleureuse. La propreté du sol frappa Andrés. Rien n’y traînait, ni mégot, ni canette écrasée, ni papier, ni entassement de poubelles empilées sur les bords de sentiers. Quelque chose d’artificiel flottait dans le parfum ambiant, quelque chose entre bois et agrume, qui se rapprochait de l’air de Nefer, en étant plus discret et moins sucré. En ne tenant pas compte des passants qui les dévisageaient avec, bien souvent, du mépris, la découverte l’enchanta. Andrés ignorait qu’il existait des rues étroites aussi charmantes, impeccables, et calmes, au sein de Forseti. Dans son arrondissement à lui, on évitait l’exiguïté, considérée risquée en l’absence du soleil.

— On ne sait pas ce qui se passe dans la tête des gens quand ils affrontent ensemble une épreuve telle qu’un Carnage, répondit Alice d’une voix pensive. Et puis, je trouve qu’il est normal de chérir une vie que l’on a sauvée.

— Le fait d’agir dans ton droit ne te donne pas raison, ça ne fait pas de toi un mec correct, articula Émilio.

— Tu n’es personne. Ce n’est pas toi qui décides qui a tort ou qui a raison.

À Forseti, ainsi que dans de nombreuses villes, la justice était comme la solidarité, la gentillesse ou l’honnêteté : des choses pas très sérieuses.

SORTIE LE 14 OCTOBRE 2022

Illustration arabesque : Claire_Giral