Comment fonctionne le monde du livre

Toujours aussi pertinente, ma collègue !

Mélanie De Coster

La polémique soulevée par la décision de Samantha Bailly, dont j’ai parlé dans mon dernier article, ne constitue finalement qu’un tout petit pan de ce qui se passe actuellement dans le monde du livre. Certaines remarques, lues ici et là, m’ont décidée à faire mon petit retour sur le sujet, du point de vue d’une autrice. Nous allons parler de constats, de faits… Et peut-être de pistes à suivre.

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1. Un auteur, ça doit manger aussi

Ça, c’est le constat numéro 1. Il m’est venu après avoir lu, dans les commentaires de certains articles de blogs ou de réseaux sociaux, que des gens s’offusquaient que les auteurs n’écrivent plus juste pour célébrer la gloire de l’imaginaire, mais aussi pour gagner de l’argent. Ce qui les transformait en vilains capitalistes.

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Soit.

Gagner de l’argent, ce serait donc mal. Et après tout, il y a peut-être du second degré dans ce…

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Pourquoi l’auto-édition et les libraires se détestent… ou pas ?

Un article très complet et intéressant ! Merci Melanie De Coster pour ce billet.

Mélanie De Coster

L’automne a commencé, les feuilles tombent et avec elles les lettres d’injure. En ce moment, l’auto-édition fait débat (c’est peu de le dire) dans le milieu des libraires. Avec un mot d’ordre : si c’est vendu par Amazon, c’est le mal.

Ce qui est, selon moi, un résumé à la fois faux et très, très réducteur. Parce que j’aime les libraires, j’aime les livres, j’aime les auteurs et que j’avais envie de mettre tout ça un peu à plat, voici un (long) article sur le sujet, qui aidera peut-être (rêvons un peu) à apaiser le débat.

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Pourquoi les libraires n’aiment pas Amazon

Pour la plupart des libraires, Amazon, c’est l’ennemi absolu. Parce que les gens ont commencé à acheter des livres via ce super-marché du « tout vous est livré à domicile » et que ces professionnels, amoureux du livre pour la plupart, ont vu leurs chiffres d’affaires continuer à s’éroder.

Je dis…

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Un personnage avec une surdité, mais pourquoi ?

Les aventures d'Oxygène

Mon roman jeunesse Les aventures d’Oxygène, illustré par Anto, sort demain en version numérique. À cette occasion, j’ai sollicité quelques blogueurs et blogueuses pour des services de presse. Parmi les retours obtenus, il y a eu la superbe chronique d’Abby (que vous pouvez retrouver dans son entièreté ici). On pouvait y lire ceci :

Hormis ces figures de poils et de plumes, nous avons également connaissance de la famille qui adopte Oxygène : une maman, un papa, et deux [trois] enfants dont l’un d’entre eux qui est sourd ! J’ai trouvé cela original, même si j’aurai aimé que cette caractéristique particulière soit je sais pas plus utile dans le récit. C’est intéressant de découvrir un personnage sourd, mais du coup pour quoi faire ? Voilà la question que je me suis posée durant ma lecture.

Vraiment, un grand merci à Abby d’avoir soulevé ce point, car je voulais justement en parler !
Effectivement, j’ai fait le choix d’intégrer parmi mes personnages un jeune adolescent sourd et cette caractéristique ne sert en rien à dérouler le fil de l’histoire. Mais alors, pourquoi ?
Les personnes atypiques et/ou porteuses de handicap(s) font partie de notre monde, ils  et elles sont tout aussi humains.es que les personnes dans la norme et/ou valides. Ne justifier leur place parmi l’humanité, même au sein de fictions, que par une utilisation de leurs particularités serait à mon sens terriblement validiste (Remarque : le validisme est une oppression vécue par les personnes vivant en situation de handicap physique ou mental.).
La surdité de Titouan est l’une des caractéristiques de sa personne. Sur ma fiche personnage, on peut lire qu’il a 14 ans, qu’il se définit comme un garçon, qu’il a une silhouette longiligne, un visage étroit encadré de cheveux châtains, qu’il a les yeux noisette, un nez fin et court, des lèvres fines, qu’il est sourd et n’aime pas oraliser, préférant utiliser la langue des signes française, qu’il est très à l’aise dans son corps, qu’il est droitier, etc.  La surdité fait partie de lui et n’a pas plus d’utilité dans mon récit que la couleur de ses cheveux ou de ses yeux. Cela pourrait (par exemple, dans un thriller où une psychopathe ne s’attaquerait qu’à des adolescents correspondant à cette description), mais il ne viendrait à l’esprit de personne que la couleur des cheveux doive obligatoirement jouer un rôle dans une histoire.
Comme souvent lorsque j’écris, surtout pour la jeunesse, quelques uns de mes choix sont fortement teintés de militantisme. En l’occurence, il se trouve que je ne suis ni une personne typique, ni totalement valide… Alors forcément, j’avais envie de travailler pour lutter contre le validisme. C’est dans cette optique que Titouan est né ! Il me semble que plus les personnes « hors norme » seront représentées dans les fictions juste parce qu’elles sont humaines et plus leurs différences seront acceptées.
Qu’en pensez-vous ?

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Tu fais quoi ce week-end ? J’écris en groupe

Oh oui alors ! Je voterais bien pour renouveler une fois par mois !
Melanie a tout dit, c’était un week-end exceptionnel ! Merci à tous mes collègues et à l’association des Auteurs Indépendants du Grand Ouest pour l’organisation au poil (de cloporte !).

Mélanie De Coster

Quand j’ai annoncé que j’allais passer le week-end près de la forêt de Brocéliande (waw ! ) mais que je resterais enfermée devant mon ordinateur, certains n’ont pas compris mon enthousiasme. Et pourtant, pour moi, ce n’était pas loin d’être le week-end idéal. Voilà pourquoi…

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Comment régler le problème majeur d’un auteur ?

Vous voulez savoir quel est le problème numéro 1 d’un auteur ? Non, ce n’est pas trouver des idées (loin de là). Ni même l’accord du participe passé (non, mais franchement, vous nous prenez pour qui?) Et c’est rarement un problème de robinet (quoique parfois de train, pour aller sur des salons littéraires).

Non, le problème principal que rencontrent la plupart des auteurs, c’est le manque de temps. Parce qu’il est très difficile de nos jours de vivre de l’écriture (plus de 80 000 auteurs déclarant leurs revenus touchent moins de 8 800 euros de droits d’auteur par an

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[Chronique Littéraire] La vengeance sans nom, de Jeanne Sélène

Un grand merci à la bulle d’Eleyna pour ce retour sur mon roman de fantasy « La vengeance sans nom ».
En ce moment, je travaille sur un roman qui fera le lien entre ce livre et « Balade avec les Astres », mon premier récit. 🙂

La Bulle d'Eleyna

   Aujourd’hui, un peu de fantasy avec, pour ce rendez-vous en retard du Printemps de l’Imaginaire Francophone, La vengeance sans nom, de Jeanne Sélène.

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Écrire des nouvelles : les bons et mauvais côtés

Un article très intéressant sur l’écriture de nouvelles. Un format que j’affectionne particulièrement. 😊🖒

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je voulais vous parler de l’écriture de nouvelles.

A la base je n’étais pas familiarisée avec l’écriture de nouvelles. J’avais toujours eu en tête des histoires longues et Noosphère s’est tout de suite présenté comme un roman même si j’avais dans l’idée, au tout début de la conception de l’intrigue, d’avoir des chapitres très indépendants les uns des autres en termes de personnages. J’avais bien en tête des petites histoires, des sortes de courts métrages, des concepts, des idées, de petites situations mais je n’avais jamais pensé à les écrire.

Je lisais d’ailleurs peu de nouvelles d’autres auteurs : Les contes de la bécasse de Maupassant bien sûr, le recueil Le K de Buzzati quand j’avais dans les 13 ans, et les nouvelles de Bernard Werber dans l’Arbre des possibles …

C’était donc mon historique par rapport aux nouvelles en octobre 2017. Nous sommes en…

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Sur un fil {Pulp Ink – Collectif}

Un grand merci au blog de Félicie lit aussi pour cet article et ces avis !

Félicie {lit}... Aussi

Sur le fil

Hey bom dià !

Il y a quelques temps, j’ai eu le bonheur de recevoir – entre autre – ce recueil de la part de Bouffanges, un auteur que j’affectionne tout particulièrement ; déjà pour la qualité de sa plume, sa discrétion mesurée et sa gentillesse débordante. Bien triste je suis, qu’il ai stoppé (temporairement.. ) la publication de ses œuvres, mais c’est un autre sujet sur lequel je m’épancherai peut être un jour, histoire de faire grincer des dents les fanatiques.

Donc ce recueil..  J’aime beaucoup la couverture, claire, cotonneuse, légère comme une balade dans le ciel. L’homme marche sur un fil comme sur celui de sa vie, trouve son équilibre comme nous devons trouver le notre, il hésite, avance, mais ne doit jamais tomber.

Ces 7 nouvelles, parfois très courtes, sont des histoires de vies suspendues à un évènement qui peut les faire basculer et tomber…

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3 romans de SF à portée politique qui interrogent la société d’aujourd’hui

Bonjour à tous,

La science-fiction a cela de passionnant que tout en nous emportant très loin de notre quotidien, de notre vie et parfois même de notre planète et de notre époque, elle a souvent cette capacité incroyable à nous ramener à notre société actuelle et à nous interroger  sur son organisation et ses dérives. Ainsi en mêlant fiction spéculative et évolution technologique, de nombreux écrivains, sous couvert d’une intrigue, ont élevé soit des critiques de la société au moment de l’écriture de l’oeuvre, soit des signaux d’alarme sur les évolutions possibles (et désastreuses) de la société. Et malheureusement l’actualité donne parfois raison à des auteurs ayant prédit cela il y a des décennies ; des auteurs que nous n’avons pas su écouter…

De nombreux romans de Science-fiction offrent de telles analyses mais je voulais mettre en avant 3 romans qui m’ont particulièrement marquée.

1/ Wang de Pierre Bordage…

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L’envers du décor

C’est tout à fait ça ! 😀

Céline Saint-Charle

Les salons littéraires, c’est bien souvent l’occasion de faire de très belles rencontres : lecteurs, auteurs, passionnés de livres de l’organisation…

Mais, il faut être honnête, c’est aussi parfois des moments très WTF, décalés, drôles ou carrément hallucinants. Des souvenirs qui font rire quand suffisamment d’eau a coulé sous les ponts pour avoir le recul nécessaire (parce que quelquefois, hein, il faut mobiliser tout ce que l’on possède de patience et de diplomatie pour ne pas exploser).

Mon florilège, sous forme de top 5, des deux côtés de la table et côté orga.

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