Ce n’est rien !

Il y a quelque temps, je vous faisais part d’une anecdote de mon enfance qui permettait d’illustrer le droit à l’erreur pour les parents. Comme j’évoquais mes soucis d’endormissement et mon anxiété, on m’a demandé si mon père avait conscience de cet aspect de ma personnalité. La réponse est oui, assurément !
À cette époque, le développement de l’enfant était peu connu. Nos parents, comme la plupart des parents, faisaient le maximum pour nous et avec beaucoup d’amour. Cependant, les fausses croyances en matière d’éducation étaient encore plus nombreuses, coupant encore plus des ressentis profonds. Combien de mères et de pères ont dû angoisser, impuissants, en entendant leur enfant pleurer seul derrière une porte close ?
« Ça leur fait les poumons ! » « Il vous manipule ! »…
De même, se connecter à ses émotions n’était pas bien considéré. Nous pensions alors qu’en niant ces émotions jugées négatives, nous pouvions les faire disparaître.
« Mais non, ça ne fait pas mal ! « Ce n’est rien ! » « Arrête de pleurer » « Calme-toi ! » « Mais si, c’est bon ! »…
Or, nous savons aujourd’hui que c’est précisément l’effet inverse qui se produit. Lorsque nous nions les émotions, que nous les cachons sous le tapis, nous devenons en quelque sorte handicapés. La maturation de notre cortex préfrontal ne se fait pas de manière optimale et nous éprouvons alors des difficultés à prendre du recul vis-à-vis de nos émotions puis à les calmer*.
Heureusement, la science donne maintenant raison à nos élans intérieurs, encore faut-il se reconnecter à eux. Pour nous autres humains, c’est tellement difficile de faire taire la culture apprise pour écouter notre cœur !
Ainsi, en troquant notre politique de l’autruche contre un discours empathique, nous favorisons la maturation de ce qui fait de nous des humains à part entière.
Notre potentiel est infini, ne le gâchons plus !
« Je vois que tu es tombé, tu pleures. As-tu eu peur ? mal ? »
« Oh ! Tu sautes partout, tu sembles joyeux, n’est-ce pas ? »
« Oups, tu grimaces quand je te démêle les cheveux. Est-ce douloureux ? »
« Ah, tu n’aimes pas les pâtes à la sauce tomate, c’est cela ? »
« Je t’ai demandé d’arrêter ton jeu, je vois que tu es en colère. Tu dois te sentir frustré de suspendre une activité si passionnante… »
etc.

Les ateliers du lama

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* Je vous conseille le livre  du Dr Catherine Guéguen pour approfondir cet aspect et retrouver toutes les références scientifiques : Pour une enfance heureuse.

Comprendre son enfant

L’enfant est en quête de sens. Ses comportements ne sont donc jamais dus au hasard, ils sont le fruit de réactions physiologiques, d’interrogations cognitives, etc.

Pour autant, il n’est pas toujours facile de les comprendre et c’est dommage, car cela aide énormément à les accompagner avec bienveillance.

Par le biais des ateliers du lama, je vous propose des rencontres pour décrypter ensemble les actions de vos enfants et leur offrir un regard compréhensif, porteur d’enthousiasme et de joie.

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