La place de l’enfant

Aujourd’hui, j’ai entendu cette phrase :

« En même temps, une fessée est parfois utile, pour que l’enfant sache rester à sa place. »

Je suis restée un peu bête, comme sidérée. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on m’assène ce genre de poncif.

Les violences éducatives ordinaires me rendent triste – parfois même, je ressens de la colère – qu’il s’agisse des violences physiques (fessées, claques, tapes sur les mains…) ou psychologiques (humiliations, chantages affectifs, amour conditionnel, punitions…).
En France, ce sont deux enfants qui meurent chaque jour de maltraitance ; combien d’autres perdent confiance en eux, en l’avenir ?

Alors cette question me semble plus que nécessaire à poser : quelle est la place de l’enfant ?
Est-elle sous les ordres des adultes tout puissants ?
Ces enfants, on les voudrait sages, obéissants, autonomes, polis, courtois, silencieux, travailleurs, etc. Mais est-ce bien réaliste ? On ne demande pas à un vélo de voler !

Et s’il existait une autre relation possible, en dehors de toute hiérarchie ? Et si la place de l’enfant était de vivre en tant qu’humain parmi les humains ? Mais un humain dans toute sa singularité, un humain que l’on sait en construction, fragile, dépendant…
Et si, plutôt que d’entrer en conflit, de tenter d’influencer et d’orienter nos enfants, nous apprenions à les soutenir pour qu’ils deviennent eux-mêmes ? Il est encore temps !

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